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 Yongil hajime ( terminée)

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MessageSujet: Yongil hajime ( terminée)   Lun 24 Jan - 16:45





Nom:Yongil
Prénom:Hajime
Age:62 ans
Race:Shinigami
Faction:Résistance

Description physique: (10 lignes pleines)
Du haut de ses 1m70 le noble n’est donc point des plus grands, mais pas non plus l’un des plus courts sur pattes. Cela ne l’empêche pas d’adopter une allure respectueuse et fière. Ses traits sont encore bien juvéniles sur son visage, ne ressentant plus cet arrondi si caractéristique de l’enfance. Un visage fin, concédant à sa ressemblance envers sa mère, affirmant un côté un peu trompeur pour des yeux mal avisés. Ses yeux sont d’un noir aussi profond que les abysses d’une caverne souterraine que l’on pouvait trouver dans les zones rocheuses des déserts. Sa chevelure l’est tout autant, marquant un peu plus cette peau laiteuse qui le caractérise. Un épiderme qui parait sans heurt au premier abord…et pourtant. Une fine cicatrice d’environs cinq centimètres orne le bas de son dos, rappelant sans cesse à son porteur un passé maintenant révolu. Cette dernière bien que presque invisible avait sut marquer le jeune homme bien plus profondément qu’on ne saurait le dire et rare était ceux qui en avaient eu connaissance. Ses pupilles sombres ne semblent pas vouloir laisser une once d’émotion trahir cette face si paisible. Il n’y avait cependant, jamais aucune froideur, mais cela suffit pour instaurer une certaine distance entre Hajime et ces contemporains. Parfois un fin sourire vient marquer les commissures de ses lèvres fines et pâles, notamment lorsqu’il se retrouve un peu seul et ravit d’une quelconque journée. Pourtant il était de loin une personne si heureuse que cela et sa mimique en témoignait. C’était là un sourire presque trop artificiel et nullement appuyé qu’on lui connaissait depuis son adolescence. Sa gestuelle semblait fluide et empreinte de détermination dans chacun des aspects de son existence. Détermination venant de cette éducation qui était le joug de tout être soumit à la noblesse.

Afin de retenir cette masse de cheveux pleuvant le long de son dos droit, une sorte de peigne au bois sombre et précieusement travailler en arborant le dragon des armoiries familiales, se trouve jucher sur l’arrière de son crâne, accentuant un peu plus ce contraste des plus basiques. Ses doigts sont un peu court et fermes, idéale pour tout dessinateur qui se respecte. Ses phalanges témoignent d’elles même de son appartenance à ce monde si envié pour beaucoup, de par ses ongles parfaitement soignés, pourtant il y réside quelques traces et fines coupures due sans doute, à la pratique du sabre et des exercices répétés. Son corps est des plus sveltes et n’aspire pas véritablement la force brute, bien que ses muscles soient parfaitement fuselés et enclin à résister à toute offensives. Son allure n’a rien à envier à quiconque, dynamique et rapide, elle parait même un peu trop hâtive, ce qui contrastait étrangement avec cet esprit si patient au demeurant, mais collant parfaitement à cet envie de ne jamais cesser d’avancer, adoptant la philosophie première du monde désertique. « Dans le désert tout est mobile ou bien périt ». Son uniforme ne diffère pas réellement des autres shinigami, observant une simplicité respectueuse.

Ses mimiques et ses tocs ne sont que peu nombreux, si ce n’est cette tendance à faire une certaine moue naissante aux bords de ses lèvres lorsque l’embarras le possède. Son rire est fort discret mais empreint de sincérité, nullement faussé. Parfois l’on peut entrevoir ses yeux s’illuminer lorsque la colère l’anime, d’une étrange lueur. Des iris qu’il n’était pas tenu d’y échapper sous peine de voir une colère certes retenue mais parfaitement ressentit, s’abattre sur soi. Quand bien même le jeune Yongil n’est pas du genre colérique, il n’était pas à l’abri d’un tel ressentit. Ses sourcils ne se haussent que pour démontrer une certaine incertitude ou bien une surprise des plus contenues, alors qu’à contrario son visage à tendance à ce refermer lorsque la tristesse s’éprend de lui-même, laissant seulement ses yeux trahir un peu cet état mélancolique, alors que ses paupières s’abaissent tardivement et lentement. Une autre de ses particularités est qu’il porte à son oreille gauche une boucle d’oreille en or gris, sous la forme d’un anneau nullement abouti. Simple présent de son jeune frère envers lui, le jour où il fit ses premiers pas au sein même du Gotei. Hajime possède désormais plus de la moitié d'un siècle de vie et pourtant son menton était dépourvu de toute pilosité affichant un peu plus des traits aussi fin qu’une jeune épouse. Un fait dont il ne souffrait pas tellement, mais qui accentuait si bien sa douceur que l’ennemi s’en trouve souvent trompé.




Caractère : (10 lignes pleines)

Que dire sur cet homme, si ce n’est qu’il est d’un naturel patient, attentif et observateur. Sans doute un fait des gènes ancestraux qui animent son être. En effet, hajime est natif d’une noble famille d’érudits, autant dire que s’occuper de livres illustres et anciens mérite une certaine application et maîtrise concernant ses agissements, même les plus simples. Pourtant ce n’est pas sans ignorer son air un peu fier, fierté qui n’est cependant pas aussi poussé que celle qui vous amène au pire des extrémités. Non elle se basait certes sur le nom même de son clan, mais aussi sur le respect d’un monde qui restait des plus insolites beaucoup. Le désert, cet univers sans cesse changeant et presque mystique, un monde où peu de gens aimeraient se confronté, un lieu façonné par le vent et les contes. En vérité le caractère de Hajime se lie à celui du Sareer (étendu de sable estimé à des milliers de kilomètres. ) Son calme accompagne sans heurt le souffle du zéphire sur les dunes de sables, aussi chaud que cet air qui vous effleure le visage. Conquérant, tout autant que cette immensité qui ne cesse de s’étendre où que votre regard se pose, cet Hadhdhab (désert profond) qui semble vouloir vous murmurer tout au long de votre Hajr (Voyage), et seulement si vous êtes attentif, son essence même. Une chose que ne cesse de rechercher notre jeune Yongil, qui depuis son enfance n’ait de crainte à le parcourir suivant les rites décrient par les livres anciens. Autrement dit marcher sans une once de rythme sur cette surface si peu stable. Cet air si paisible et serein s’accompagne d’une dureté ferme, tel le roc face au Coriolis (Tempête de sables pouvant aller dans les 800 km/h) qui sévit parfois lorsque l’on s’aventure par delà les prémisses du Sareer.

Passant cela, Hajime a toujours aimé s’assoir sur les toitures de ses propres quartiers, alors que l’astre du jour commence à poindre à l’horizon. C’est là et depuis sa naissance, une sorte de répit qu’il s’accorde avant d’entamer la journée. Un fait qu’il n’a jamais tenu de rompre. Cela soulignant surement un certain désir de solitude, chose encore plus marqué lorsqu’il rentre en sa propre chambre pour y fumer une longue pipe, tout en songeant à divers choses qui s’étaient passés ou non. La réflexion a toujours fait partie de son esprit cartésien, sans cesse en train de voir la rationalité des évènements, tout en se préservant un silence parfois bien dérangeant. Hajime n’est point un bavard, mais un parfait laconique. Préfèrent l’écoute à la parole, ce qui parfois induit en erreur bien des gens, car étant de noble lignage ceci parait souvent être traduit par de l’orgueil. Ohhhh notre homme n’en est point dépourvu comme je l’avais souligné précédemment, mais cette arrogance ne s’apparentait pas au mépris. Dédain qui peut franchir quelque fois les frontières de ses lèvres lorsque l’on vient à insulter son clan et son devoir. Car oui, le jeune Yongil est un être pourvu d’honneur et de droiture. Dans un sens il ne semble pas difficile de le faire sortir de ses gonds, et pourtant notre shinigami garde une profonde placidité douce et presque frustrante, alors qu’elle ne s’apparente point aux traits de la froideur et du snobisme, mais plus enclin vers un monde apaisé et doux.

Ses manières sont calculées et emprises de noblesse, témoignant ainsi de son appartenance. Ses mots découlent sans difficultés de sa bouche, mais il me faut vous souligner qu’il n’est pas rare qu’il vous faille froncer des sourcils sous certaines de ses expressions ou qualificatifs. En vérité, depuis qu’il possède cet amour du désert et de ses coutumes, le noble n’a de cesse de proférer des termes liés à ce monde, et plus encore alors que son zanpakutoh accompagne ses pas. Tout deux serviteurs de l’hadhdhab, ne soyez point stupéfait si jamais il vous arrive de vous confronter à un regard des plus inquisiteur s’il vous arrivait à renverser votre verre d’eau, car cela souligne la négligence, et ce dernier point n’est pas dans les mœurs de tout marcheur du désert qui se respecte. Oui, l’exigence et la discipline font partie de son caractère, ajoutant une pointe de sévérité dans les traits pourtant conciliants du personnage. Ceci est surement un peu paradoxal, mais c’est ce qui fait la complexité de Hajime. Point qui ne sera pas débattu dans cette partie consacré au caractère cependant. D’ailleurs pour en revenir au sujet, il ne serait point juste que je ne vous révèle pas son petit pêcher mignon et véniel. Si jamais vous le surpreniez en son bureau en train de faire une pause, ne vous offusquez pas de le voir glisser en sa bouche quelques sucreries… tout du moins une seule et unique amuse bouche, car mise à par celle-ci le reste ne l’intéresse point. Les nounours au Chocolat et à la guimauve. D’autre part, le noble s’est découvert son plus jeune âge un attrait pour les arts, notamment pour les croquis et portraits. De ce fait, c’est souvent qu’il profitait d’un peu de temps libre pour venir s’isoler afin de s’offrir le luxe de crayonner sur un petit carnet en cuire toute chose qui était susceptible d’attirer son œil averti. Cela pouvait passer d’un paysage à un entrainement de ses propres troupes. Malgré cela, rare sont les personnes qui ont pu jeter un œil sur ses dessins. Était ce par crainte du jugement d’autrui où simplement parce qu’il conçoit qu’il n’avait point à partager cela ?...jamais ceci ne fut précisé et accentua cet impression de mystère sur son être.

La moquerie et l’ironie font souvent équipe en ses agissements, surtout lorsqu’il s’avère être en position de combat. Parlant peu, et analysant toutes choses, Hajime savait trouver les points qui pouvaient créer l’erreur chez l’adversaire, mais cela ne le mettait nullement à l’abri d’un quelconque faux pas. Même s’il n’oubliait jamais qu’une confrontation avait ses fragilités, sa jeunesse lui faisait parfois commettre des actes encore empreintes de témérités. Très protecteur notamment envers sa famille, ses agissements pouvaient paraître inflexibles et pourvu de sévérités, bien que la rancune n’accompagne pas son cœur. Un cœur qui ne fut jamais prit par quiconque, et qui ne suit que le Sentier d’or afin de mieux comprendre le désert.


Description des pouvoirs:(Que ce soit zanpakuto, resurecion ou aptitudes)

Nom du Zanpakutoh :

Ghanima veut signifier en langage du désert : la somme de toute expérience. Sa forme est d’un genre sobre, le fourreau est d'un noir plutôt mat et sa garde est ornée d'un petit poisson doré semblable à une truite, sans aucun doute une référence aux truites des sables qui peuplent les légendes du monde désertique.

Son apparence dans son monde est mi animal mi humaine, mi homme, mi ver des sables. Le haut de son corps ressemble en tout point à tout ce qui est de plus masculin, bien que camouflé par une tenue souple et fine, qui lui permet de récupérer l'eau de son corps et de la boire quand le besoin se fait sentir, par un simple tube fixé sur le haut de sa tenue, autrement dit un Distille. A la place des jambes, on peut observer des anneaux laiteux qui sont caractéristiques à ceux d'un Shai hulud décrit dans certains livres humains. Cette queue mesure bien quatre mètres de long, et forme des sillons dans le sable lorsque Ghanima se déplace. Quand à son visage il était tout aussi lisse que celui d’Hajime, bien que mate et que ses yeux sont d'un bleu sur fond bleu, appeler aussi yeux de Libab. Ses cheveux sont cuivrés et renforce son teint bronzé.

Le Shikai :

Afin de le libérer, Hajime se doit de se couper légèrement la dernière phalange de son pouce, délaissant ainsi son propre sang s’écouler le long de la lame en acier. Cela témoigne de la tradition chez les peuples du désert, lorsque toute arme blanche est dévoilée au grand jour. Elle ne doit jamais regagner le fourreau sans que le sang ne soit établi. Hors donc une fois cela accomplie, la lame devient aussi translucide que le verre, laissant la lueur du soleil lui offrir quelques reflets qui la trahit, si tend est que l’on soit un bon observateur. Sa phrase de libération est : «Fai Ghanima » De plus une sorte de pluie de sable se crée alors, tournant sans cesse aux pieds de notre manieur.. un sable qu'il peu manipuler à sa guise, appelé le El Sayal.

• techniques :

El-Sayal : « pluie de sable ». Elle se manifeste lorsque Hajime libère son sabre. Cette pluie de sable peu aussi bien gêner la vue de l'adversaire comme de lui infliger des coupures multiples et profondes. Mais le El Sayal peut aussi former un dôme de protection vis-à-vis de Hajime.

Mur de protection : Le sable comme chacun sait, n’est pas si volatile. Il peut être aussi dur que le béton s’il se retrouve compacter. Aussi Hajime peu en user ainsi pour se défendre de certaine attaque directe. Mais si l’attaque est bien trop puissante, cela ne fera qu’amortir avant de céder.

Le clone de sable : Le sable prendra la forme de notre shinigami un court instant pour tromper l’ennemi.



Histoire:

Le clan Yongil est gérer en ce temps là, par Teyu Yongil, époux de Kewil Su et père de trois enfants. L’ainée se nomme Pyong, le second Hajime et le petit dernier, Hemosu. Teyu est un homme sage et avisé, comprenant que la valeur d’une personne ne se jugea pas par sa naissance mais par sa façon d’être. Ce qui n’était pas toujours la manière de voir les choses des anciens. Malgré ce différent, l’on ne pouvait nier qu’il était un bon leader, faisant passer l’intérêt de sa famille avant le sien. Depuis près de six cent années, le clan Yongil lutte afin de conserver un certain pouvoir qui leur est contesté par le clan Saito. Ces derniers avaient jurés de leur ôter leur titre ainsi que leur ornement. Qu’ils considèrent comme leurs. (Symbole des Yongil dans la noblesse.). En effet, par le passé, les Yongil étaient devenue bien populaire au sein de la noblesse instaurée et de la population. Ce clan ne regorgeait point de fervents combattants, mais il possédait un certain savoir. Ce fait reconnu, le clan Saito ne supportant pas que de simples érudit soient du même rang, provoqua les Yongil dans un duel. Teyu Yongil releva donc le défi et se mesura dans l’art du sabre, contre Beryo Saito. Les écrits disent que leurs combat dura deux jours et une nuit, avant que la lame froide du 11e héritier des Yongil ne transperce le cœur de son adversaire. Fou de rage le clan Saito ne reconnu point ce duel, mais fut contraint de sertir la coiffe du leader des Yongil avec l’ornement doré qui arbora un dragon. Reconnaissant ainsi la supériorité du clan face au clan perdant.

Hajime naquit Sept ans après son ainée, en pleine été. Il n’était pas rare de les considérer comme des jumeaux, car leurs apparences étaient quasi similaires. Etant donné que Pyong était l’héritière, il eut une vie un peu plus souple que cette dernière, en son début. Comme tout noble qui se respectait, il eut une éducation des plus poussés, grâce aux érudits de sa maison, et développa son amour pour les écrits anciens et l’Histoire de ce monde. D’un naturel patient et calme, Hajime développa aussi très tôt l’envie de reproduire en croquis tout ce qu’il jugeait intéressant, profitant de ses pauses, entre deux études où entrainements. D’ailleurs Pyong se complaisait souvent à venir près de lui et l’observer s’exercer en son crayonnage… et de lui relater les légendes qu’il avait appris de son propre chef sur le monde du désert. Sa sœur n’avait jamais véritablement compris pourquoi il parlait autant de cet univers..Mais elle aimait voir cet éclat de passion qui animait le regard si clair de son frère.

Mais à l'aube de ses neuf ans....


Première partie : l'enlèvement


Il y a cinquante ans de cela, en la demeure des Yongil, Hajime était encore loin d’être le shinigami que nous connaissons, mais un simple petit garçon dont l’esprit n’était pas encore tourné vers cet univers de sable , mais de braver cet interdit qui lui imposait de ne pas quitter les murs du Seireitei seul. Une chose que tout adulte comprendrait, mais le jeune Yongil en avait assez de se limiter aux rues si calmes qui entouraient la demeure, comme de ces immenses jardins qui harmonisaient le manoir. Cette immense porte en fer forgé sur laquelle se représentait l’immense dragon aux écailles si sombres, qui n’était autre que le blason du clan qui lui faisait office de barrage, n’avait de cesse de le nargué. Hajime venait tout juste de fêter ses dix ans et possédait déjà ce calme que nous lui connaissant, à ceci prêt qu’il y avait en lui comme chez tout les enfants, ce brin d’impétuosité qui faisait office à bien des petites désobéissances.. Comme ce jour présentement. Le ciel était dégagé en ce début de printemps et Hanami venait tout juste de commencer. Pour l’occasion les grandes portes s’étaient ouvertes, conviant ainsi les passants à profiter des jardins et des cerisiers en fleurs, et c’est ainsi qu’une fois de plus en cette période, notre hajime échappa à la vigilance de la garde et de sa grande sœur pour se hisser par delà la demeure…

Le jeune garçon, avait caché sous une cape brune, son kimono certes simple mais dont le tissu ne trompait nullement son appartenance. D’un pas rapide il rejoignit le flux de personnes qui animaient pour cette occasion les rues jouxtant le Rukongai, et il passa ainsi au nez et à la barbe du gardien, qui se souciait plus des entrées que des sorties. Et puis comment repérer un si petit garçon donc la capuche cachait son visage et sa longue chevelure maintenue par un peigne richement ciselé qui trahirait sans soucis son identité. Sous le joug de la curiosité et de la découverte, Hajime avait omit de regarder au devant de lui, et percuta sans comprendre le corps d’une femme et ce de plein fouet. Le garçon manqua de choir en arrière, mais une main secourable le retint fermement. A ce geste la capuche retomba en son dos, dévoilant son visage...des traits juvéniles et emplis de stupeur, tandis que cette femme, le fixait simplement, tout en lui quémandant s’il allait bien, non sans avoir dénoté son lien avec la noblesse..mais cela semblait l’amuser plus qu’autre chose.


- Je vous prie d’excuser ma maladresse, mais je n’ai rien, je vous remercie.

Il la salua prestement et sans plus attendre il ramena sa capuche sur son front avant de se fondre dans la foule, s’éloignant de plus en plus dans ce nouveau paysage dont il ne connaissait presque rien…Ce n’était jamais que sa troisième escapade et il n’avait pas encore osé dépasser les rues marchandes. Mais cette fois ci, il s’éloigna un peu plus loin pour gravir le haut d’un toit qui surplombait une bonne partie des deux premiers districts…C’était là un paysage bien différent de ce qu’il connaissait alors.. Tout ne semblait pas si riche…et tous ne semblaient pas sourire. Les murs n’étaient point de pierres, mais de paille séchée ou de terre. Les tuiles étaient majoritairement accompagnées par des taules un peu rouillées, et les bâtisses paraissaient bien moins spacieuses que de l’autre côté de cette frontière si bien garder…ce qu’était le Seireitei. Ses iris encore emplit de curiosité enfantine, glissèrent sur le contre bas…Lui qui ne savait pas encore ce qu’était la maladie..il se surprit d’observer un petit garçon, à peine plus âgé que lui en apparence , dont le visage était si pâle qu’il semblait vouloir chavirer à chaque instant, que son souffle rauque s’exprimait péniblement. Ses jambes paraissaient aussi minces que des baguettes de pain, et sa peau frissonnait au passage du vent pourtant clément… Une vision qui fit frémir le noble garçon se figeant sur cette taule qui lui servait de perchoir. Le regard clair mais un peu moins innocent, semblant réaliser une chose qu’on ne lui avait jamais apprise.

Eprouvant ce mal être que de n’avoir jamais souffert, hajime renonça à rester sur ce toit, et sauta sur les tentures pour venir rejoindre ce gamin esseulé, venant lui glisser sur les épaules sa cape. L’enfant glissa un regard apeuré sur le noble, qui insista pour qu’il conserve cet habit sur lui. Après un long moment d’hésitation le malheureux accepta enfin et reprit sa route, laissant là un Hajime encore plus pensif que précédemment. Pourtant il n’avait pas oublié son but premier, et c’est en ressentant ce léger souffle sur sa nuque, qu’il fini par s’éloigner non sans se rendre compte qu’il dévoilait à tous son aspect… Un fait qui ne passa point inaperçu pour deux paires d’yeux qui suivaient son avancée dans l’ombre des lieux. Le garçon quant à lui fini par regagner les toitures et vint s’asseoir au bord d’un bâtiment pour sortir enfin son petit carnet de cuire qui lui venait de son père. En effet, nul n’ignorait la passion du jeune Yongil, concernant le dessin…Ce petit livre était le cheminement de sa juvénile existence, en gardant entre sa couverture, bons nombres de croquis de qualités pour cet âge. A l’aide de son crayon, le garçon recherchait la perspectives de cet endroit insolite, et commença à le reproduire sur cette surface granuleuse et soignée, offrant un peu plus de charme à ce rendu qui prenait peu à peu forme….Pour sur l’enfant semblait doué, mais pas attentif à toute chose. Le soleil déclinait doucement, offrant une luminosité moins importante, rappelant Hajime qu’il serait temps de songer à rentrer avant que les gardes et serviteur ne se rendent compte de son absence et n’en réfèrent à son père. Une affaire qui n’était pas très bonne pour ses jeunes oreilles… Le noble referma donc son carnet et s’empressa de quitter le toit, pour rejoindre la rue..Cependant, au bout de quelques minutes il crut ressentir l’aiguillon malsain et oppressant sur sa nuque, comme si on l’épiait à son insu avec insistance.

Sa gorge s’assécha douloureusement, et les prémisses de la peur vinrent frapper à la porte de son cœur qui prit un rythme plus véloce, tandis que ses jambes s’activèrent un peu plus, laissant le froissement fin de son kimono bleu nuit, portant le symbole du dragon en son dos, à demi caché par sa longue chevelure brune, se faire plus concret dans la solitude de cette ruelle. En effet, le noble s’était perdu, et malgré tout ses efforts pour rester calme, il n’arrivait point à réfléchir pour retrouver son chemin, ressentant de plus en plus cette sensation d’être ne danger. Au tournant d’une intersection, une main froide vint se plaquer sur sa bouche, l’empêchant brièvement de respiré, avant qu’un coup net ne survienne sur sa nuque.. Tout devint sombre, et ses jambes fléchirent, laissant son corps s’effondrer en avant, et pourtant retenu par deux bras forts et rustres, qui l’entrainèrent à l’exact opposé du Seireitei, laissant pour tout indice le carnet qui s’était extirpé de son kimono.

Ce n’est que trois heures plus tard que le calepin fut ramassé par une main tremblante et adulte…la main d’un homme réalisant toute l’ampleur du drame, alors que ses hommes recherchaient en vain le noble garçon.


- hajime..mon fils.

Teyu Yongil tenait avec respect le carnet de son enfant et fixait avec gravité le chef de sa garde personnel, lui faisant parfaitement comprendre qu’il n’y aura nul répit pour ses hommes, tant que l’enfant ne sera point retrouvé..Bien loin de là…dans une masure délabrée et humide, Hajime s’éveilla difficilement, ressentant une douleur fulgurante en sa tête, tandis qu’il ne pouvait guère bouger sous les liens qui lui maintenaient les poings et les pieds.

Deuxième partie : Captivité

Une goutte de rouille s’étira avec peine de l’emprise de cette taule délabrée qui comblaitsans doute une fissure de ce toit de terre et de paille, elle finie par choir dans ce vide obscure pour rebondir sur l’une de ses poutres de bois miteuse et pourtant encore bien solide, pour ensuite longer les maillons de ces chaînes qui retombaient lâchement, tout en se rejoignant sous le souffle lourd et humide des lieux, créant un cliquetis des plus macabre, tandis que la faible clarté de la lune démontrait à peine les crochets de fer qui surplombaient une forme recroquevillé sur elle-même et grelottante sous la tension pesante qui rendait l’air presque étouffant. Dans un plop presque sinistre la goutte acheva sa course sur le front gracile et pâle, recouvert de poussière du jeune Yongil, qui toujours poings et pieds liés, cherchait vainement à reprendre son calme. Son cœur battait de manière désordonné en sa juvénile poitrine, et son souffle un peu court rythmait un temps imprécis. Personne n’était encore venu le voir, et seule la nuit lui apportait qu’il avait du perdre conscience pendant quelques heures au moins… mais rien de plus.

Sa gorge lui apparaissait sèche et douloureuse, ses yeux se remplissaient de larmes, témoignant physiquement de la peur viscéral qui émanait aussi de son reiatsu. Allongé sur des sacs remplis de terre, Hajime crispait ses doigts sur le tissu brute du revêtement, tandis qu’un sanglot s’échappait enfin de ses lèvres gercées et frissonnantes. Ou était-il ? Pourquoi se retrouvait-il en un tel endroit?...rien ici ne lui était familier et un tel traitement lui apparaissait comme totalement insolite et terrifiant. C’était la l’une des nombreuses questions qui assaillaient son intellect depuis sa reprise de conscience, et personne ne semblait encore daigner s’intéresser à son existence. C’est avec un regain d’énergie qu’il roula sur le dos, et reçut en pleine face la souillure cette rouille qui tombait lentement des chaînes, dont le son métallique laissait des frissons d’effroi à son échine.

D’un mouvement agacé, le noble rapprocha ses mains liées sur son visage et chassa cette goutte offensante, et c’est alors que ses iris s’agrandirent de terreur sous le constat rougeâtre de cette humidité qui se retrouvait sur ses phalange désormais… c’était tel du sang, et l’imagination infantile n’en demandait pas plus pour y voire toute sa véracité. Un nuage voila quelques secondes l’astre de la nuit, accentuant du même coup les ombres, des silhouettes qui prirent la forme de choses subtiles et veules, ayant pour but de glacer le sang de notre petit pensionnaire en ses veines, mais ce n’est que lorsque la faible lueur revint, que ses trippes se resserrèrent en apercevant enfin ses immenses crochets qui s’entre choquaient faiblement de leurs pointes menaçantes. Ses mâchoires se serrèrent automatiquement, comme pour contenir une plainte angoissée et primitive. Ses larmes coulaient désormais le long de ses joues, et ses doigts salis se firent fébriles alors qu’il laissa retomber ses mains sur son habit… Ce dernier était déchiré par endroit comme ci ses ravisseurs avaient eu besoin d’une preuve de sa capture, envers sa famille. Ou alors ce n’était là qu’un trophée. Hajime ferma avec force ses paupières et se récita cette litanie apprise de par son père, dans un murmure des plus haché :


- Je ne connaîtrai p…pas la peur, car la peu…..peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit a l'obli…..tération totale. J'affronterai ma peur. Je lui per….mettrai de passer sur moi, au travers moi. Et……et lorsqu'elle sera passée, je tour…nerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là ou elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que….. moi.

Peu à peu son souffle se fit plus profond, et son pouls se fit plus régulier et lent, comme s’il s’imprégnait de la sagesse de son père, par ce mantra. Son imagination voulait le pousser dans les retranchements de la déraison, mais la fierté de son appartenance à la noblesse le gardait en son étau. Un noble n’avait point le droit de démontrer sa peur ni même de se laisser aller. Sa poitrine s’abaissa progressivement, comme relâchant enfin cette pression si insidieuse que néfaste qui la tenaillait…Quand soudain, le grincement lugubre semblable à celui d’une porte en fer mal huilée, qui l’on poussait sur un sol des plus poussiéreux. Cette fois ci, ce ne fut point la terreur qui tint l’esprit et le corps du jeune Yongil, mais une tension. Ses muscles se tendirent, accentuant un peu la douleur en ses poignets et chevilles, dont la peau avait bleuit sous la rudesse des liens. La forme d’un homme de haute taille se délimita peu à peu dans cette pénombre qui était désormais son univers, et se rapprocha de lui. Une main pataude mais puissante s’abattit sur le col de son kimono et le souleva comme un fétu de paille avant de le rapprocher d’un visage trapu et aux sourcils si énormes qu’ils en étaient apeurant. Ses cheveux paraissaient court et d’un brun salit par la vermine… Pourtant Hajime ne se laissa point faire, et dévoila certes des traits de petit paysan mal traité et au cheveux si éparses sous ce petite peigne qui tenait à peine, qu’il était bien difficile de croire en sa noblesse.. Mais son regard et son expression ne pouvait tromper. Ses yeux étaient emplis de fierté, cachant au fond de leurs prunelles. Cette crainte presque animale qui n’avait aucun droit sur son contrôle. Il avait beau avoir dix années, il n’était pas question qu’il salisse le nom de ses ancêtres. Et en cela, un rire aux tonalités graves se fit entendre. Un son si profond qu’un spasme se fraya un chemin le long de son dos, trahissant ces traits juvéniles et placides.

- Tu ne manques pas de cran pour un môme. Mais cela ne te servira à pas grand chose avec moi. Je veux juste te prendre ceci. Cela fera un bon prix.

Et en ce faisant l’homme approcha sa grosse paluche sur le dessus du crâne de l’enfant pour lui ravir son peigne. C’est là que le noble tendit au maximum ses muscles et se balança avec une détente fulgurante pour propulser ses pieds liés, droit sur le ventre du ravisseur qui le relâcha sur le sol, non sans retenir une plainte sourde et courroucée. Rageusement il enfila un coup de pied en guide de revanche dans le corps d'Hajime qui se crispa de douleur, avant de recouvrer hâtivement son souffle qui s’était restreint en sa cage thoracique.

- Sale gosse ! Tu as de la chance que je ne dois pas te tuer!

Un second coup de pied le fit rouler sur le flanc alors qu’il sentait qu’on lui retirait sa coiffe, son honneur.. et son appartenance. Des larmes de rage baignèrent son visage caché par la pénombre.. alors que la porte claqua plus fermement, annonçant le retrait de la brute colossale.. le laissant seul.. oui.. mais avec cette haine au cœur et ce désir fou de s’enfuir, sans attendre le moindre secours. Subir plus encore n’était pas supportable, et son esprit se recueillit en ses réminiscences. L’odeur des fleures dans le jardin qui bordait sa chambre, les rires de sa sœur quand ils jouaient tout deux.. la voix sage et calme de son père lors de ses leçons, ce regard dur mais aussi attentif et aimant de sa mère quand à son avenir. Elle lui dirait qu’il n’avait point le droit de rester à terre, et qu’en toute occasion il lui fallait être fort et intransigeant, jamais elle ne supporterait de le voir faiblir. Le garçon réussit à positionné de façon assise et fixa longuement cette porte, analysant tout ce qui pourrait lui être utile pour une tentative d’évasion….


Troisième partie : L'Ombre


Le vent soufflait doucement sur sa peau, une chaleur chaude et rassurante, aussi apaisante que les bras de sa sœur ainée alors qu’il s’y reposait après leurs leçon, sous le grand cerisier. Pourtant, ce n’est point l’odeur des fleurs, ni même le parfum si doux de Pyong, mais une odeur de sable, et la quiétude d’un écoulement d’eau lentement et patient, le long des stalactites éveillant son ouïe, qui s’offrit à lui. Sous son regard si jeune, il pouvait voir l’embouchure d’une grotte, dans laquelle une source profonde et pure y avait trouvé refuge. Un véritable trésor dans un lieu des plus reclus….dépourvu de toute trace humaine. L’enfant était allongé sur le côté, son bras droit bloqué sous son corps, et allongé à seulement quelques centimètres de cette source salvatrice. Un simple effort suffirait de sa part pour oser en troubler la surface, tout comme ses gouttes et sillon d’eau se le permettaient, et pourtant, sans comprendre véritablement, le noble n’en fit rien, comme si son instinct lui imposait son véto concernant cela…admettant que ceci serait un outrage. Cette quiétude avait surement un prix, et Hajime avait conscience que cela devait passer par le fait de ne rien déplacer, pas même un caillou. Il n’était plus privé de ses mouvements…était ce un songe en ce cas ?..L’avait on abandonné ?

C’est avec prudence infinie qu’il se redressa sur ses jambes et osa constater sa propre apparence. Ses doigts glissèrent sur le vêtement qui le recouvrait son corps pour ne constater aucune faille, nulle déchirure…et sa coiffure semblait à nouveau en place…Abandonné ? Alors pourquoi en une tenue si impeccable ? Et pourquoi porter en soit ce sentiment de protection en un lieu si méconnu ?...non justement c’était sans doute cela le plus insolite, c’était bien de reconnaître qu’il avait la sensation d’appartenir à cet endroit. Passant de l’étonnement à la curiosité, le noble fit quelque pas vers l’extérieur et par delà cet abris, un vaste désert s’offrit à sa vision qui n’en avait encore point assez vu, ni étudié, en cette existence à peine parcourut. La morsure de cet astre maître en ce paysage si insolite ne se fit point attendre, et ses paupières se plissèrent en guise de piètre défense, tandis qu’une voix murmurée porté par le souffle lui dicta :


-Balak, Mu zein wallah, le Mihna n’est point venu pour toi….

Hajime se détourna avec stupeur pour ne constater que l’absence, il n’y avait rien, rien que lui, ce paysage dont il ne pouvait approcher et cette grotte dont il apprendra plus tard n’être qu’un sietch. Mais cette voix profonde, comme si elle ressortait du plus profond de lui-même à qui appartenait elle ?... Lentement, l’enfant ce rapprocha de la surface liquide, pour y plonger un regard empli de curiosité, mais ce ne fut que pour y voir son propre reflet, le visage d’un petit garçon, ses propres traits à ceci prêt que ses yeux paraissaient changer…ils étaient devenu bleu sur fond bleu, tandis qu’en son esprit frappa un mot qui le fit frémir :

- Libad

Mais l’eau vint se troubler une fois de plus la surface de cette eau si pure, et Hajime ressentit une forte pression s’exercer sur sa chevelure brune, si bien que cela lui arracha une plainte douloureuse et rageuse, le forçant à cligner ferment des yeux. Ce n’est qu’en les rouvrant qu’il se retrouvait à nouveau en cet endroit lugubre dont il commençait à avoir l’habitude, ne redoutant plus le cliquetis de ces crochets suspendus. La poigne qui le maintenait se relâcha enfin avant que d’une voix bourrue son ravisseur ne lui rappel qu’aucune rançon n’avait encore été versé et en cela ces heures étaient comptées, puisqu’inutile. Cherchant pas là sans doute à lui faire croire qu’il ne valait rien au sein même de son clan. Pour les anciens surement, puisqu’il n’était pas même l’héritier. Les liens tombèrent le long de ses mains et pieds, sous deux coups de lames bien ajustés, qui firent naître ce sentiment primitif d’une peur sans nom.

L’homme déposa par la suite, sur le sol un plateau repas et se retira, sans plus de politesse. Sans même toucher à sa pitance, l’enfant se massa un instant les poignets et ses chevilles engourdies et meurtries, avant de s’emparer des baguettes en bois, et rampa vers le fond de la pièce, et repoussa l’un des sacs de terre qu’il avait lui-même placé ici, pour dévoiler un trou pile au niveau des planches qui servait de mur plus que précaire à cette bâtisse abandonnée. Cela faisait trois jours déjà qu’il s’évertuait à creuser afin de pouvoir se hisser par en dessous, au propice de la nuit. Durant des heures, le noble Yongil s’évertua à la tâche oubliant sa faim et la lassitude qui mordaient ses entrailles et ses muscles. Les baguettes cédèrent à la naissance de la nuit, et Hajime dut finir de ses mains le travail, il n’était pas question qu’il reste plus en ce lieu, alors que cette sensation de liberté n’était plus si éloigné….Maintes fois il se répétait de perpétré son effort, et de rester vigilant au moindre bruit extérieur…et cette ténacité fut payante car enfin il put se hisser à l’extérieur, non sans arracher un peu plus le tissu de son habit qui retombait mollement sur ses bras, dévoilant une poitrine pâle et salit par la sueur et la poussière.

Sans plus attendre, Hajime se mit à courir temps qu’il le pouvait encore, faisant fi une fois de plus à la plainte de son organisme maltraité, et sous alimenté pour tenter de rejoindre les rues principales du Rukongai. Mais il ne savait point où il se trouvait et la faible lueur des lampions n’étaient que piètres guides..C’est sans doute avec cette chance qui le tenait de puis sa fuite, qu’il parvint à retrouver un croisement important, et bifurqua sur la gauche pour se retrouver dans l’artère qui menait droit au Seireitei qui se devinait à peine sous la clarté de la lune. Un fin sourire de victoire se dessina sur ce visage juvénile et aussi semblable à un malheureux pantin. Ce sentiment de relâchement se fit vite reprendre par l’aiguillon du danger quand il entendit des pas rapides sur le pavé..et la tonalité de cette voix lugubre vint ébranler son être..Le garçon tenta de fuir à perdre haleine vers ce qui serait son salue, ces bâtiments si fier….mais c’est la froideur qui l’atteignit en premier. L’impression glaciale et presque mortelle de l’acier qui se frayait un chemin en sa chaire et ses organes. Son cœur rata un battement, alors que la douleur se fit si intense que sa gestuelle s’arrêta nette, et que sa vision se troubla une fraction de seconde avant que tout ne semble au ralenti. Sa chute lui apparue comme interminable, et il ne ressentit qu’à peine son corps choir sur les pavés de la rue, son sang s’écoulant lentement entre les interstices de pierres.

Suivit de cela, l’attente, la stupéfiante attente de ce voir achevé, alors qu’il était là, allongé sur ce sol, à quelques mètres seulement de cette libération.. mais rien ne vint. Soudain, une pression spirituelle se manifesta à quelques pas de lui, et l’obligea dans un sublime effort à relever les yeux pour apercevoir une forme.. une ombre, fière et altière, le sabre à la main, et ce fut tout avant que tout ne s’assombrisse et que son visage ne retombe mollement sur le sol, dans une demi inconscience, délaissant sa chevelure éparse dans son propre sang. Quelque minutes plus tard ?.. ou était ce des secondes? Des heures ?. Le son lourd et sourd d’un corps qui s’effondrait sur le sol vint attisé son ouïe, puis il se sentit soulevé et maintenu par deux bras fermes et protectrice, alors que sa joue semblait caressé par quelque chose de doux, sans doute une mèche de cheveux, comment pouvait il le savoir alors que ses paupières se refusaient à lui obéir. Rendant enfin les armes, hajime sombra définitivement dans les limbes non sans croire entendre une personne lui rappeler de ne pas mourir.




Le temps passa encore et Hemosu naquit, agrandissant encore la branche principale du clan qui estimait vivre des temps plus que prospères. Pyong venait d’atteindre ses 48 ans, et Hajime allait sur ses 41 années….des années où les rêves étranges ne cessaient de se profiler en l’esprit du future shinigami. Des songes emplis de sable et d’une voix étrangement douce et camoufler par le vent…un vent chaud…. Brûlant… une tonalité, mais des paroles incompréhensibles. Ceci était devenu si quotidien que ses recherches sur le monde désertique s’intensifièrent, tout comme ses croquis tentaient de représenter ses rêves…Mais restaient malheureusement imprécis.

Un jour de printemps, Les anciens ainsi que Teyu estimèrent qu’il était temps pour que le fils ainé du clan entre à l’académie. C’était un fait rare au sein de cette famille où les écrits étaient si bien conservé, mais cela fut décider lorsque enfin Hajime se confit à son père à propos de ces songes. Hors donc le noble fut reçut à l’académie. Très vite on dénota ses capacités d’analyse et son sens de la stratégie, qui palliaient agréablement son manque de force, tandis que son maniement du sabre semblait moins développer que son Kido. Cependant..Cela ne résolvait point cette voix qui le hantait en son sommeil… et se sifflement incessant, comme si un corps se déplaçait en rampant sur du sable…Il n’était pas rare qu’il s’éveille en pleine nuit, avec la sensation d’avoir tellement chaud que ses lèvres en étaient asséchées tout comme sa gorge. Quelques fois, lorsque l’académie le lui permettait, le noble regagnait sa demeure et profitait un peu de son jeune frère et de la présence de sa sœur afin de se ressourcer. Cette dernière lui ressemblait toujours autant et gardait un silence respectueux et attentif, lorsqu’il lui parlait encore de ses songes… Des rêves bercés par un vent aride, et un sifflement constant, comme si quelque chose se mouvait sous l’instabilité du sable….

Le temps s’écoula encore, et c’est à l’aube de sa sixième année, lors d’un entrainement acharné que son shikai lui fut révélé…Ghanima….elle s’appelait Ghanima…Celle qui retenait toute chose d’un combat. Elle disait qu’il venait à peine d’entrevoir l'hadhdhab, cette omniprésence du désert. Dans son monde intérieur, il pouvait en effet, voir à perte de vue un désert des plus immense…bien plus que ce qu’il imaginait en lisant les livres de son clan. Il pouvait ressentir en son cou le souffle chaud du vent et la morsure du soleil en sa peau blanche… mais il n’en éprouvait pas pour autant de la douleur ou une sensation désagréable..Non plutôt de la fascination et de la curiosité, car enfin ce monde temps approcher en ses rêves semblaient vouloir se présenter enfin à ses sens. Mais c’était sans compter l’aspect si fier et indomptable de Ghanima, qui concéda cependant à lui prêter sa force. Depuis se jour, si particulier, Le jeune Yongil passait de longues heures durant la nuit à converser et à comprendre le langage que lui enseignait son Zanpakuto, celui qui le nommait curieusement Shadout (Celui qui creuse les puits). Une langue venant des temps lointain où les grands faiseurs régnaient sur ces dunes et ce vent si chaud. Chaque entretient agrandissait un peu plus cette relation de complicité, apprenant à Leto à mieux percevoir le sens du devoir de Ghanima et sa logique. Tant et si bien qu’au final le langage de notre jeune noble évolua en devenant tout aussi mystérieux par moment que toutes ces légendes ensablés.

Lorsqu’il fut disposé à rejoindre le Gotei 13, Hajime entra au sein de la sixième Division en tant que troisième siège, en ignorant encore que quelques années plus tard seulement il se retrouverait dans les rangs des résistants face à un mal des plus insaisissable et dévorant, menaçant l'équilibre des mondes. Mais pour lui, rien n'était plus logique que de rester auprès de celui qu'il avait toujours nommé Kuchiki Taisho, celui dont il ne savait pas encore qu'il était son "ombre", mais qu'il s'était promit de protéger et de servir, quoi qu'il advienne.





Prénom ( facultatif ):/

Age: 27 ans

Expérience Rp:7 ans et toute mes dents

Comment avez vous connu le forum: Un vilain monsieur m'a tiré par la manche avec une massue à la main ( si si je vous jure!! il s'appel Starrk en plus :s)

Code du règlement:
Confirmé par le dormeur! ^^




Ps >> Cette fiche existe déjà sur un autre forum. Si vous voulez plus d'informations n'hésitez pas à me demander.


Dernière édition par Yongil Hajime le Dim 7 Aoû - 22:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 15:28

Bien bien, je ne vois rien à redire à cette fiche qui me semble très bien convenir, la logique et le fond comme la forme y sont tout en restant largement raisonnable au niveau du pouvoir. Peut etre penser à remplacer les quelques petites mentions d'un Leto qui sont restées dans l'histoire! XD Je me serais peut être attendu à plus voir ce qu'il est aussi devenu de sa famille dans le nouveau contexte mais bon, ce qui est là est déjà bien!

Donc pour moi, tu as ta première validation, plus qu'a attendre la seconde et dernière! ^^

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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 15:54

Rahh..j'ai lu et relu.. et j'en avais effectivement zapper quelques uns ( voila ce que c'est que de changer de prénom...)

Je crois que cette fois ci c'est bon. Pour ce qui est de l'histoire de la famille aux heures actuelles, je préfère le garder un peu pour moi pour l'instant c'est pour cela =)
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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 15:58

C'est bien ce que je pensais, donc pas de soucis pour moi, plus qu'a attendre un autre avis! ^^
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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 18:50

Bienvenue a toi. Je n'ai qu'une chose à dire: la vache c'est pas souvent ! O_O

très bonne fiche, rien à redire , je te donne ma validation et te permet donc ainsi d'accéder au jeu.
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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 21:00

Coucou ! Je suis contente de te voir !!! (avec un superbe avatar drunken )
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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 21:41

Moi aussi je suis content d'être revenu =) et merci encore =)
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MessageSujet: Re: Yongil hajime ( terminée)   Mer 26 Jan - 21:45

Je dois encore être la seule cruchette à ne pas faire le moindre rapprochement;

néanmoins, très belle fiche et je te souhaite également la bienvenue parmi nous ♥

Au plaisir de rp avec toi ♥
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