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 La fleur et la guêpe (avec Soi fon)

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MessageSujet: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Mar 1 Mar - 23:59

Dans le Sereitei, il n'y a pas que des baraquements et des cours d'entrainement. Ils sont rares, ces lieux là où l'on peut respirer tranquillement et se décontracter. Souvent, les Shinigamis fréquentent plutôt les bars à Sake ou les salons de thé. Mais, sans vouloir faire de jeux de mots, ce n'était pas la tasse de thé de Kenryuu. C'est pourquoi il était heureux d'avoir découvert un immense champ de pissenlits qui contrastait avec le ciel noir de la nuit. Là, Kenryuu pouvait se poser et analyser les choses.

Enfin un lieu de liberté, et pourtant il fallait faire attention à ce que rien n'entache ce sentiment : prudence, voire paranoïa était le quotidien de ceux qui avaient rejoint la Résistance.

Le Domestique de Rurichiyo revenait d'une mission secrète assez difficile. il devait faire passer un message à Orihime Inoue, sur Terre. Pour cela, il devait utiliser le Portail du domaine de la Princesse. Cependant, ce dernier avait été bloqué : sûrement qu'il avait été fermé comme tous les autres portails des nobles, afin de filtrer les accès. De là, il avait dû faire demi-tour et passer par les sous sols. Grâce à la 4°Division, il avait trouvé son chemin jusqu'à la 12°. Les chercheurs avaient réussi à pirater un portail.

A Karakura, il avait été accueilli par Ishida, très inquiet à cause de son retard. Les consignes ayant été données, Kenryuu aurait aimé voir Rurichiyo et Enryuu, cachés sur terre. Mais hélas, il avait trop peu de temps de disponible, et il risquait de mettre en danger la 12° Division. En rentrant à la Soul Society, il avait besoin d'oublier cette distance qu'il ne supportait pas. C'est là qu'il avait trouvé cet endroit.

Il s'était allongé dans les pissenlits, faisant s'envoler le pistil blanc. Il se sentait en paix. Il songea à Rurichiyo. Elle adorerait ce lieu ; il faudrait qu'il lui montre quand elle reviendrait ici. elle lui manquait énormément. En fait, depuis qu'elle et Enryuu avaient trouvé refuge sur terre, Kenryuu était tout seul. Il ne connaissait pas grand monde à la Soul Society, excepté Rukia et d'autres rares personnes ; mais toutes étaient occupées à d'autres missions et ils ne se voyaient pour ainsi dire jamais. Il était donc à l'écart, dormant dans le domaine de Rurichiyo, vide de serviteurs, et passait la journée en cachette pour effectuer les tâches de la résistance.
Il eut envie de sortir son zanpakuto de son fourreau, afin de s'entrainer un peu. Face à des adversaires du niveau des Ushinawas, mieux valait savoir se défendre avec une attaque efficace. Kenryuu n'en connaissait qu'une seule, qui ressemblait à des épines qu'on lançait sur l'adversaire. Hélas, elle n'était pas très développée et le fatiguait beaucoup. Le plus souvent, il utilisait le pouvoir de Benishidare, qui consistait à faire pousser des fleurs sur les zanpakutos adverses ou à les aveugler. Face à leurs ennemis, ceci était ridicule et inutile. Finalement, il fit glisser l'arme hors de sa protection, et, toujours allongé, déclencha le shikai. Un doux parfum de fleur et du pollen rose se répandaient sur l'ensemble du champ de pissenlit. Cela rajoutait de la poésie au paysage. S'il arrivait à profiter du mélange entre le pollen de son arme, et celui de la nature environnante, Kenryuu pouvait devenir un adversaire redoutable, une fois qu'il maîtriserait parfaitement l'attaque des Sange.


Alors qu'il était dans ses pensées, il entendit les bruits de pas précipités....une personne s'approchait en courant. Kenryuu leva légèrement la tête, sans pour autant qu'on puisse le voir. Il rappela aussitôt son Zanpakuto et le rangea. Manquerait plus que son pollen attire les ennuis comme des abeilles !
Il vit un shinigami, complètement terrifié, qui tentait de s'enfuir. Tout en courant, il criait "Pitié, je vous en prie, Taisho !!!". mais bientôt il s'arrêta net. Il tomba raide, comme foudroyé. Kenryuu se rapprocha de lui en essayant d'être le plus discret possible, en rampant dans les pissenlits. Bientôt, il fut au côté de l'autre homme. Il voulait le rassurer, mais...il était déjà mort....Kenryuu n'osait pas poser sa main sur son arme. Si l'agresseur le voyait faire, il allait l'attaquer aussi. Il fallait faire comme avec les insectes volants : moins on bouge, moins ils s'excitent et moins ils ont envie de piquer....
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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Lun 7 Mar - 3:20

Pitié? Depuis quand doit on ressentir de la pitié pour une cible, même au temps de la seconde division? La pitié n'est bonne que pour les imbéciles et les inutiles.

L'auteur de cette phrase venait tout juste d'apparaitre à coté du corps du shinigami abattu. On l'aurait cru arrivée là comme par magie, sans un bruit ni un souffle de vent, aussi silencieuse que la mort...Une belle femme à la petite stature et qui pourtant dégageait un inquiétante aura de danger. Cela venait peut être des taches de sang mouchetées au coin de sa figure, allez savoir. Elle contemplait en tout cas le corps encore chaud du shinigami se vider de son sang par la large ouverture qu'elle avait taillée à travers sa gorge. Mais en dehors de ce coup fatal, la tenue de cette pauvre victime comportait quantité d'autres entailles et coupures, comme si un rasoir déchainé l'avait lardé de dizaines de coups. Aucun d'eux n'avaient été mortels mais chacun avait prélevé son comptant de sang et de souffrance sur leur cible. Fait donc s'était délectée Soi Fon à chaque coup qu'elle avait ainsi portée. Et dire qu'auparavant, elle cherchait constamment à aller le plus rapidement et efficacement possible sans prendre le temps de s'amuser. Elle avait décidément eut tort de ne pas essayer plus tôt cela, graver d'abord dans l'esprit et la chair de ses proies leur inutilité et leur faiblesse, pour être ainsi sûre de les anéantir complètement lors de leur mort, aussi bine physiquement que moralement. Tel était après tout le seul sort qu'ils méritaient, elle ne leur accorderait pas la clémence de les épargner de quelque façon que ce soit, au final.

Ainsi, elle avait laissé celui là s'enfuir autant qu'il le voulait, se contentant de le poursuivre tout le long en le harcelant de multiples attaques non mortelles afin qu'il la divertisse un peu plus que cela. Ce petit jeu avait ainsi duré un bon moment, jusqu'au moment précis ou l'ancienne capitaine avait estimée qu'elle avait suffisamment brisée sa cible pour pouvoir se permettre de complètement la détruire. Elle s'était alors exécutée tout en ignorant superbement la supplique de son ancien subordonné. Ces dernières paroles de sa part lui avaient même fait un peu honte, si elle avait encore fait partie des divisions armées de la cour, elle aurait même put retarder son châtiment pour bien lui faire comprendre les choses. Mais dans la situation où elle se trouvait actuellement, le dire à son cadavre lui convenait tout aussi bien, à quoi bon reprendre un déchet de toute façon, ce n'était pas comme cela qu'il s'améliorerait, son expérience passée avec Omaeda l'avait suffisamment prouvé. Non, les châtier, voila la seule chose qui fonctionnait avec ce genre d'individus, et désormais, ce châtiment ne faisait que commencer...

D'ailleurs, en parlant de personne à châtier, une autre personne se trouvait sur les lieux de l'exécution et s'était même "discrètement" trainée jusqu'au corps sans vie du shinigami. Le fixant d'un air surpris et distant, Soi Fon se demanda qui pouvait bien trainer dans un coin pareil et ne pas s'être enfui en courant quand il avait vu ce qui s'était déroulé ici. Elle n'eut alors besoin de fixer qu'un moment du regard le visage du jeune homme pour se souvenir de qui il s'agissait. Après tout, elle avait dirigée les forces spéciales, entre autres chargées de surveiller tous les individus du Seireitei, elle connaissait ainsi au moins de vague vue ses membres importants. D'autant plus que cet individu là, répondant au nom de Ryusei Kenzaki, l'ancienne capitaine avait due y être directement confrontée au cours de l'affaire du capitaine suppléent de la 3eme division. Il s'agissait en fait d'un des hommes de main en charge de la sécurité de la jeune noble Rurichiyo Kasumioji. Surprenant donc de ne pas le trouver auprès d'elle mais à baguenauder ainsi dans la nature. D'autant plus qu'elle n'avait pas entendu parler de la jeune fille depuis le renversement de pouvoir et sa disparition. Surement que celui-là devrait en savoir un peu plus sur son cas...Non pas que la jeune noble n'intéresse franchement Soi Fon pour le moment, elle n'était pas vraiment une ennemie prioritaire, mais le savoir, quel qu'il soit, était toujours une bonne chose. Des renseignements dépendait ensuite beaucoup de conséquences importantes, il ne fallait donc jamais passer à coté d'une occasion d'en apprendre plus. Surtout quand ce plus en question pouvait être indirectement lié à des préoccupations plus majeures. Après tout, ce Ryusei Kenzaki et cette Rurichiyo Kasumioji s'étaient liés pendant un temps avec un tas de personnes à présent entrés en résistance contre les Ushinawas, non?

C'est donc en jetant sur lui un regard dédaigneux mais aussi perçant que de la glace que la shinigamie sans pitié s'adressa à lui d'une façon toute inquisitrice. Elle s'embarrassait encore moins de manières qu'auparavant, et elle savait l'intérêt de la confrontation et provocation directe.


Toi là, qu'est ce que tu fais donc par ici? Tu n'es pas auprès de ta maîtresse adorée?

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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Ven 18 Mar - 0:44

Kenryuu avait craint d'attirer des abeilles...mais ce qui arrivait était pire : une guêpe...Le Capitaine Soi Fon, de la seconde Division, était là, devant lui. Il ne l'avait même pas vu venir. Et pourtant, Kenryuu s'y entendait, en Shunpo. Mais il ne courait pas dans la même catégorie qu'ELLE. Le shinigami était toujours agenouillé à côté du mort. Il était trop tard maintenant pour l'aider, et il risquait de subir le même sort. Il sentit son sang se glacer et n'osait presque pas lever les yeux. Il avait déjà eu affaire, lors de l'enlèvement de Rurichiro, à la Seconde division, et cela avait résulté à sa capture, simple, rapide et efficace. Ichigo et Rukia avaient même dû la fuir pour éviter la bataille.
Les gants gris de Kenryuu étaient tout ensanglantés. Elle l'avait égorgé. Sans pitié. Elle aurait pu faire comme d'habitude, avec son Shikai. C'était beaucoup moins douloureux. Mais on voyait qu'elle avait joué avec le pauvre Shinigami. Le corps de la victime commença à s'évaporer pour se transformer en particules spirituelles. Mais les mains de Kenryuu étaient tâchées. Le capitaine ne se contentait plus d'éliminer. Elle torturait.

Kenryuu leva légèrement les yeux. Pas trop. Pour ne pas la regarder directement. Il risquait de se faire tuer s'il se montrait trop insolent, mais il ne voulait pas non plus se soumettre tout à fait. Il fallait trouver une contenance. Dans cette situation, ce n'était pas chose aisée. Surtout qu'il était à un lieu qu'il n'aurait pas dû fréquenter. Cela tombait vraiment très mal ! allait-elle le tuer aussi sec, d'un seul coup ? C'était vraiment le plus enviable ! Est-ce qu'elle allait jouer avec lui ? Il n'avait aucune chance d'en réchapper. Il lui fallait de l'aide. Mais qui viendrait aider un Shinigami tel que lui ? Il espérait que Renji constate son absence lors de la réunion qui devait avoir lieu ce soir. Mais elle n'était que dans une heure ! D'ici là, Kenryuu ne serait plus. Il regretta alors de ne pas avoir pu passer plus de temps avec Rurichiyo et Enryuu... Il manquait d'être submergé par le désespoir lorsqu'une petite voix lui dit dans sa tête (avec la voix de la petite fille) : oh, hé, te laisse pas abattre ! Tu n'as pas le droit de déprimer !!!!

Un choc électrique lui traversa la colonne vertébrale quand elle daigna enfin le regarder. Elle avait vraiment un don pour vous ficher les jetons ! Instinctivement, Kenryuu baissa les yeux totalement. La soumission, pas la révolte. Se calmer. Très vite. Son coeur battait à tout rompre et fallait exploser lorsqu'elle prit la parole.
Elle avait évoqué Rurichiyo.
Le cœur de Kenryuu accéléra un peu plus encore.
Il devait répondre.
Il ne savait quoi répondre.
vite, parler.
Sinon, mourir.

- Je....Je me reposais...J'allais chercher...de la nourriture pour ....Rurichiyo-sama. Mais nos fournisseurs...sont fermés alors...je dois me déplacer...et non attendre d'être livré au domaine...Soi Fon Dono....


Chose vraie. Les livreurs du Domaine avaient tellement peurs des Ushinawas qu'ils avaient refusé de servir la famille noble. Ils craignaient d'être mal vus par les nouveaux Maîtres de la Soul Society. Avant que la petite fille et son second protecteur ne partent sur terre, les deux Shinigamis devaient se rendre souvent du domaine au Rukongai, voire parfois au Sereitei, pour trouver des moyens de subsistance.
Après...restait l'espoir que cette explication convaincrait le sévère Capitaine.
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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Sam 26 Mar - 21:07

Hummm....donc tu pourrais me mener à ta Ruichiyo-sama puisque tu lui apporter à manger? J'aurais quelques petites choses à voir avec elle...

Le ton de la voix de l'ancienne capitaine semblait en apparence inchangé toujours aussi dur et froid. Pourtant, intérieurement, elle jubilait devant l'opportunité qui lui était ici offerte de torturer une nouvelle proie. Mais pas physiquement comme l'autre, du moins pas immédiatement, juste psychologiquement pour commencer. En effet, elle se doutait fortement de ce que devait ressentir cet homme à la pensée de la mener jusqu'à sa maitresse, dont le caractère subversif par rapport aux Unshinawas n'était guère dur à deviner. Et le faire ainsi s'angoisser et se démener sous son emprise pour trouver un moyen de sauver la situation devrait offrir à la shinigami un plaisir proprement enivrant. Elle avait en effet découvert cela aussi, tout le plaisir qu'on pouvait obtenir des simples pensées des autres, de leurs craintes, attentes et souffrances. Insinuer ce mal-être dans leur tête était tout aussi réjouissant que de glisser une lame dans leur chair, le plaisir durait même plus longtemps alors que l'on continuait à tourmenter l'esprit inférieur jusqu'à sa rupture. L'esprit humain était après tout capable d'endurer tant de choses avant de se briser, il en était donc plus plaisant encore à utiliser. Et pour l'instant Soi Fon comptait bien servir un tel traitement à cet inutile serviteur.

Mais c'était entièrement sa faute après tout, quelle idée de laisser passer de telles paroles en face d'elle? Il savait qu'elle connaissait un tant soit peu sa maitresse et donc ce qu'elle pouvait penser de la situation. Sans parler du fait que les Ushinawas avaient déjà cherchés à contacter la famille des Rurichiyo, comme toutes les autres familles nobles, et sans parvenir à joindre son héritière. Ainsi même si Soi Fon n'avait pas eut des soupçons à l'encontre de la petite fille, elle n'aurait pas ratée l'occasion de pouvoir trouver la maitresse de Kenzaki. Qu'il continue donc comme cela dans ses erreurs et l'ancienne capitaine pourrait vraiment s'amuser avec lui!

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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Mer 20 Avr - 0:57

Il aurait dû s'en douter. Elle allait forcément lui tendre un piège de ce genre. Et pourtant il ne l'avait pas vu venir. Très franchement, Kenryuu n'était pas digne de protéger Rurichiyo. Il était vraiment trop idiot et trop faible pour pouvoir tenir son rang. Comment faire pour lutter contre une personne aussi forte et perspicace que Soi Fon, rendue encore plus foudroyante par un enchantement malfaisant ? Il tenta de maîtriser sa terreur quand la voix de la Capitaine tomba comme un couperet.
Kenryuu se maudissait. Quelle solution pouvait-il donc trouver à la situation délicate où il venait lui même, bêtement, de se plonger ?
Sortir un mensonge quelconque comme quoi elle ne pouvait pas l'approcher, que sa maîtresse était malade et que c'était contagieux ? Excuse peu crédible.
S'enfuir ? C'était du suicide.
Se battre ? Même résultat.
Non, la seule perspective qui lui restait, c'était de jouer le jeu et gagner du temps. Mener Soi Fon au domaine et lui fausser compagnie au sein des couloirs labyrinthiques de la maisonnée. Il les connaissait par cœur, dans les moindres recoins. Là-bas, il était sur son terrain. Il avait une chance. Si seulement il pouvait donner l'alerte, réclamer de l'aide. Mais cela était impossible, car d'abord cela mettrait en péril ses alliés ; et de toute façon, ils étaient beaucoup trop loin de lui. Il s'en voulut d'avoir choisi un lieu si isolé. On voyait vraiment qu'il n'était pas un shinigami appartenant à une division, mais un simple serviteur ayant quelques pouvoirs. Il commettait des erreurs fondamentales, ce qui ne serait pas arrivé à quelqu'un passé par le dur quotidien des divisions du Gotei 13. Enryuu lui-même n'aurait pas eu ce comportement grotesque.

Le Shinigami s'inclina respectueusement devant Soi Fon et lui répondit enfin.

- ...Bien, Soi Fon dono. Je...Je vais donc vous ouvrir la voie.

Il débuta doucement, pour ne pas qu'elle croit à une fuite. Il fallait qu'il utilise l'effet de surprise. Pour le moment, il se soumettait jusqu'à trouver une faille. N'importe laquellE.

Il leur fallut peu de temps pour se rendre au domaine. Pendant tout le trajet, Kenryuu sentait le regard inquisiteur de son adversaire sur son dos. Tout le corps de Kenryuu était traversé par des sueurs froides. Mais il fallait qu'il tienne bon. Qu'il ne donne pas l'alerte par son comportement. L'effet de surprise. Ils arrivaient au domaine. Il poussa les grandes portes en bois qui clôturaient le terrain. tout était éteint et silencieux. Il était certain qu'il n'y avait âme qui vive ici. Soudain, une idée murit dans l'esprit de Kenryuu. Il se tourna alors vivement vers Soi Fon et afficha sur son visage une peur panique très réaliste (en même temps, il n'avait pas à se forcer).

- Pourquoi il n'y a personne ? Pourquoi tout est éteint ?


Il lutta pour récupérer de l'air, comme s'il était asphyxié.

- Vous...vous les avez...tué ? vous.....les avez emmené quelque part ?

Il fallait qu'elle croit qu'il pensait sincèrement qu'elle l'avait emmené ici pour constater la disparition de ses proches, afin de le torturer. C'était sa seule chance : semer le trouble dans son esprit.
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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Jeu 26 Mai - 0:58

Il était idiot ou quoi? Evidement qu'il n'y avait plus personne dans cette maison, cela faisait déjà plusieurs jours que l'héritière Ruichiyo en était partie, amenant avec elle tous ses serviteurs. Sauf l'incapable sur lequel elle avait mit la main évidement. Ryusei avait en fait beaucoup de chance, car l'ancienne capitaine se considérait à présent si supérieure aux autres qu'elle ne pouvait imaginer qu'un moins que rien que ce shinigami puisse ne serait-ce qu'imaginer la tromper. Et puis vu son air idiot,cela paraissait quasiment naturel qu'il se comporte de la sorte, non? On oserait pas une ruse s grossière de toute façon, un plan se devait d'être mieux ficelé que cela. Non, devant tant de simplicité et de bêtise, cela ne pouvait être que la vérité, aussi triste soit-elle pour ce misérable.

Mais en attendant, qu'est-ce qu'elle allait en faire? S'il 'était pas capable de le mener à sa maîtresse il devenait encore plus inutile pour le coup. Allait-elle donc le laisser s'en aller à sa triste vie quotidienne, lassée de sa personne? Allons, cela ne lui aurait pas ressemblé d'abandonner ainsi un jouet à peine entamé. Même s'il n'offrait plus d'intérêt politique, il pouvait au moins être utile pour servir de support à l'humeur et l'envie de la shinigami, sa précédente proie étant morte bien trop tôt pour l'avoir entièrement satisfaite. Souriant ainsi en coin tout en fixant sa nouvelle cible avec un certain amusement mortel, elle répondit dans le même temps aux interrogations de ce serviteur de sa voix froide et tranchante comme l'acier, comme si chacune de ses paroles était un fait sûr et avéré. Comme par jeu, une des délicates mains était remonté sous son visage pour soutenir son menton en prenant appui sur sa poitrine. On aurait presque dit sa posture coquine, le bout de ses doigts effleurant ses lèvres, si la sensation de danger qui la nimbait ne transformait tout cela en de plus vivants accents de cruauté. Elle fut sans tact ni retenue.


On les a emmenés nulle part, idiot, ils sont partis d'eux même, en t'oubliant visiblement. Guère étonnante au vu de tes défauts. Du coup, tu vas me servir à d'autres choses. Suis-moi.

Et sans plus d'explications, Soi Fon se détourna de la grande propriété apparemment vide pour retourner vers le centre du Seireitei. Puis, elle se mit à avancer tranquillement au pas travers les rues pour partie encore en ruines. Semblant ne fixer que le chemin devant elle, elle amena donc le shinigami devant ne autre propriété,visiblement d'une certaine richesse mais par contre belle et bien habitée, entouré d'un grand jardin et même surveillé par des sentineles. Se retournant alors enfin vers son pauvre suivant, comme si elle n'avait jamais douté du fait qu'il lui ai obéis, elle se contenta d'une seule et rapide interjection, son regard fixé dans ses yeux lui faisant lagement comprendre qu'il n'avait pas voix au chapitre.

A présent, pénètre dans cette demeure et a y assassiner le propriétaire. Cela de la façon que tu voudras mais sans te faire attraper évidement.

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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Jeu 7 Juil - 23:39

Kenryuu espérait de tout son coeur que sa supercherie allait marcher. Soi Fon était une capitaine, et elle était maline. Si elle soupçonnait le moindre mensonge, il savait qu'il n'existerait plus jamais. Son énergie spirituelle s'envolera pour rejoindre les fondations de la Soul Society. L"âme à jamais évaporée. Mais sincèrement, il ne considérait même plus comme étant vivant. En ayant rencontré cette femme, il se doutait qu'il ne pourrait jamais s'en sortir. Qu'il allait disparaitre. Il n'avait aucune chance. La seule question à se poser était s'il allait mourir avec ou sans souffrance.

Le mensonge avait l'air de fonctionner ; le capitaine regardait le bâtiment autour d'elle, réfléchissant intensément. Mieux valait ne pas se faire d'idée, mais il devait avouer qu'il se sentait momentanément soulagé. Jusqu'à ce qu'elle se mette à sourire. Rien que ce détail pouvait suffire à se désagréger sur place. Sa cruauté, son envie de tuer se lisaient dans la courbe de ses lèvres et le serrage de ses dents. Kenryuu devait tenir bon, mais malgré lui, il se sentait faiblir. Sa posture, celle d'une dangereuse tigresse (elle ressemblait particulièrement à Yoruichi dans cette position), communiquait chez autrui une profonde terreur. Sans même avoir élevé son Reiatsu, elle l'écrasait. Et la parole tombait.

Elle avait cru à son mensonge.Incroyable, mais vrai. Comment cela puisse-t-il être possible ? Était-il si bon comédien ? Disons que d'imaginer une telle scène, la mort ou la fuite de sa maîtresse, était tellement crédible par ces temps troublés qu'il n'avait eu aucune difficulté à l'afficher, même pour un canular.
Mais la fin de la phrase de Soi Fon ne l'intima guère à se réjouir. Voila qu'il devait la suivre. la servir. Pourquoi ? A quelle fin ? Ne serait-il pas mieux qu'elle l'achève, tout simplement ? Mais il se contenta de la suivre, le cerveau en ébullition, jusqu'à ce qu'ils parviennent au domaine d'une grande famille de la Soul society. Kenryuu connaissait bien cette famille, amie avec le clan qu'il servait. Les deux clans étaient très amis. Pourquoi l'avait-elle emmené ici ?

Alors qu'elle parlait, il sentit que ses jambes se dérobaient sous lui. Elle demandait de tuer le chef de la famille ? Mais c'était impossible ! Jamais il ne pourrait faire cela, ce n'était pas un tueur ! Il voulut protester, mais le visage de Soi Fon, si beau et si terrifiant à la fois, l'en dissuada. Il se releva, fébrile. Il s'inclina maladroitement.

- Bien, Soi Fon dono.

Comment allait-il s'y prendre ? Il avait bien une idée derrière la tête. Simuler la mort. Benishidare pourrait-il créer un poison qui fait croire à la mort ? Il fallait créer un nouveau subterfuge. Il s'avança presque en titubant vers un coin en angle mort du terrain, avant d'utiliser un shunpo pour entrer.

Malgré les conditions actuelles de menace permanente, la famille Konomaru ne paraissait pas en alerte. Les gardes observaient les couloirs, mais sans méfiance particulière. Bien que rendu très maladroit par la pression, Kenryuu parvenait à tromper les gardiens sans aucune difficulté. C'était trop beau pour être vrai. Il manqua de se faire repérer par deux fois, mais il trouva un stratagême pour détourner leur attention.
Il mit beaucoup de temps avant de trouver enfin la chambre de Shigure Konomaru, maitre des lieux....Shigure fit coulisser le panneau en papier de riz. Le noble le reconnut de suite. Il afficha un air sombre sur son visage.

Shigure : Kenryuu-san, auriez-vous une mauvaise nouvelle au sujet de Kasumioji-sama ?

Kenryuu fit nom de la tête, et dit en chuchotant.

Kenryuu : j'ai été intercepté par l'ennemi. Le capitaine Soi Fon. Je dois vous tuer. Y-a-t-il pour vous un moyen de simuler votre mort ?

Shigure fronça les sourcils. Il tira sur une corde de soie qui pendait sur le côté de son lit et se leva. une servante arriva vite dans la chambre, tout en gardant le silence malgré la présence inattendu du serviteur de Rurichiyo.

Shigure : Hanatsuki, lancez l'appel d'évacuation et reviens ici.


La servante s'échappa sans un bruit.

Shigure : je savais que nous aurions du quitter cette maison, mais je n'imaginais pas que cela prendrait cette tournure.

Kenryuu réfléchissait ; il sentait que Shigure faisait de même. C'était difficile de trouver une issue, Soi Fon allait vouloir des preuves de la mort. Or, lorsqu'un membre du sereitei mourait, il se désagrégeait sous forme de force spirituelle. Comment la prélever pour prouver sa bonne foi ? On ne pouvait truquer un reiatsu.
Le silence perdurait, le retour d'Hanatsuki ne le perturba pas.

Shigure : Je ne vois pas d'autre solution de faire ce qu'on a à faire dans ces cas-là.


Le serviteur écarquilla les yeux : Shigure lui demandait donc de le tuer ! Il protesta.

Kenryuu : je ne pourrais jamais faire cela, jamais !

Shigure fixa le sol, ses yeux cachés par des mèches de cheveux grisonnants.

Shigure : qui t'a dit que je m'adressais à toi, Ryusei Kenzaki ?

A peine avait-il prononcé le nom du serviteur qu'Hanatsuki, rapide comme l'éclair, déposa une main sur la bouche de Kenryuu tandis qu'un sabre transperça son corps de part en part. Elle avait pris soin de ne pas le tuer, mais son corps était suffisamment endommagé pour qu'il ne puisse rien faire. Il était furieux, mais il fallait reconnaitre que c'était la seule solution qu'aurait pu trouver Shigure pour que ce soit réaliste. Tricher n'aurait servi à rien.

Le maître des lieux observait Hanatsuki (shinigami - servante tout comme Kenryuu) qui ouvrait une trappe sous le lit à l'aide d'un kido. Il descendit la première marche avant de s'arrêter et de fixer le blessé.

shigure : Je dirais à Kasumioji-Sama que tu étais un excellent serviteur.

Sur ce, il disparut du champ de vision de Kenryuu, décidément peu en veine ce soir-là. Il n'était pas un assassin, car il n'avait ni le cœur à tuer, ni la technique pour cela. Ce n'était pas un puissant shinigami. Il aurait dû se douter que cela allait finir ainsi. Le visage fixé sur le plafond, reposant sur le dos, tandis que le sang coulait, il attendait. La blessure n'était pas mortelle.

La piqûre de la Guêpe, qui veillait dehors, la serait assurément.
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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Sam 10 Sep - 4:01

Hé bien hé bien....que voilà un chasseur bien imprudent pour laisser ainsi s'enfuir ses proies....

La voix, froide et cruelle, était amplement reconnaissable pour celui dont elle se gaussait. Mais pourtant quelque chose clochait, elle ne provenait pas de la bonne direction! Plutôt que de le surplomber naturellement alors qu'il était à terre, elle semblait provenir d'en dessous....Finalement une forme apparue dans le champ de vision du shingami. Un objet vaguement sphérique qui rebondit contre le corps blessé de Ryusei....la tête de la servante Hanatsuki, proprement détachée de son corps. Suivant cette tête apparue enfin la femme responsable de cette séparation, souriant à pleines dents à l'homme qui se trouvait immobilisé par la douleur. Elle se pencha alors sur lui, accroupie à ses cotés, et prit tout son temps pour édicter ses propos à son souffre-douleur tout en jouant distraitement avec la tête tranchée d'un air machinal. Seul son regard montrait qu'elle ne manquait rien de tout le sel de la situation.

Hé bien on croyait pouvoir me duper, petit chaton? Tu crois que je serais assez idiote pour penser qu'une aussi bonne poire que toi se change en un instant en assassin pour mes beaux yeux, même en menaçant sa vie? Je voulais juste voir comment tu t'en sortirais et finalement tu m'as plutôt déçu, tu t'es tout simplement fait avoir par les autres.

Qu’est ce que cela fait alors, de se faire trahir par ceux que l'on cherche à aider? Ta récompense vaut-elle ce que tu as risqué pour elle? Et tout ça pour quoi en plus de cela? Sauver un déchet comme lui tout juste bon à fuir et se faire servir. Je te propose alors de découvrir avec moi à quoi celui que tu as sauvé peut finalement être utile...


Se relevant avec un sourire d'autant plus large sur les lèvres, l'ancienne capitaine alla cueillir une des innombrables lampes qui éclairaient la résidence. Revenant ensuite au chevet de son blessé, elle approcha lentement les flammes de sa blessure avant de cautériser la chair à vif par le feu. L'odeur ainsi soulevée tira à Soi Fon un froncement de nez plaisant, comme si elle goutait à la souffrance tel un nectar. Laissant ensuite quelques instants de repose à son patient, elle attendit d'être sure qu'il se soit remis du choc de l’opération de fortune pour le trainer à sa suite dans le tunnel secret de la maison. Le tirant sans trop de ménagement à travers le souterrain, éclairée par la seule lanterne qu'elle avait aussi emportée avec elle, Soi Fon s’arrêta finalement au bout de quelques mètres seulement de progression. Ryusei fut ensuite adossé à l'une des parois, faisant alors face à un Shigure en bien piteux état. Encore vivant, ses bras et jambes pendaient pourtant lamentablement, comme désarticulés. Visiblement l'ushinawa avait prit ses précautions pour que sa proie ne lui échappe pas pendant qu'elle récupérait Kenzaki. A présent accroupie à coté de ces deux hommes, elle semblait savourer d'avance la scène qui allait suivre. Détachant soigneusement chacun de ses mots comme pour que chacun d'entre eux s'ancre de façon encore plus vivace dans l'esprit du shinigami, elle reprit tranquillement ses explications, avec un soin et une attention toute précise et donc d'autant plus cruelle.

Maintenant tu vas voir ce qu'il en coute d’échouer dans une tache qui t'es due. Si tu m'avais obéit cet homme aurait pu mourir rapidement, sans même s'en rendre compte si tu t'étais appliqué, et n'aurait pas souffert le moindre du monde. Et puis après tout la mort n'est qu'un cycle, il n'aurait fait que renaitre dans ce monde ou un autre sous une autre forme, rien de grave là dedans. Tandis que grâce à toi il a gagné le droit que je prolonge un peu ses derniers instants. Et comme cela ne se fait pas de regarder quelqu'un sans rien faire, tu vas évidement participer à réaliser son sort. Que tu comprenne bien à la fin toute la faute qui t'incombe...

La lanterne n’éclairait qu'a moitié la scène dans ce tunnel plongé dans l'obscurité, faisant se balancer un jeu de lumière entre les formes et les ombres, rajoutant une touche encore plus sinistre à la scène. Lentement, Soi Fon se saisit de la main impuissante de Ryusei, abattu qu'il était par sa blessure. Cette main guidée par une autre se retrouva alors à saisir le sabre de la shinigami, lame au clair, pour ensuite l'approcher du corps impuissant du noble en face de lui. Et alors avec la même lenteur, "il" commença à découper la chair de sa victime. Jamais trop profondément pour ne pas causer de sérieuses blessures, seulement de délicates et lentes incisions de la pointe du sabre, qui se firent tout le long du corps du noble. Peu importe les cris ou protestations de l'un comme de l'autre, l'ancien capitaine maintenait sa poigne sur la main de Kenzaki, le forçant à continuer sa sinistre besogne. Les blessures s'entrecroisaient et se superposaient mais jamais ne s’arrêtaient, jusqu’à faire de lui un écorché vif. C'est ainsi dans la demi pénombre souterraine et par la main de celui qui avait voulu le sauver qu'eut lieu la lente torture et mort de l'être que l'on nommait Shigure Konomaru...

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MessageSujet: Re: La fleur et la guêpe (avec Soi fon)   Jeu 6 Oct - 0:31

Gisant dans son sang, Kenryuu pensait, dans les derniers instants de son existence, à ceux qu'il avait tant aimé. Rurichiyo, Enryuu. Les moments de joie. Les parties de jeu de balle au pied à Karakura. Il aurait voulu leur dire au revoir, mais, manque de chance, il ne pourra pas. Il allait partir.

Le sort pourtant s'acharnait sur lui. Soi Fon arrivait; il avait senti son reiatsu et entendu sa terrible voix. Cependant, quelque chose donna au serviteur la chair de poule. La voix venait des sous-sols, par le chemin où les fuyards venaient de partir. Kenryuu avait été sacrifié pour rien. Intelligente et calculatrice comme elle était, Soi Fon avait prévu le coup. De la trappe sortit en roulant un objet sphérique qui heurta Kenryuu. d'abord intrigué, il poussa un cri d'horreur en distinguant plus précisément les formes. C'était Hanatsuki (ou plutôt sa tête), suivie de peu par Soi Fon elle-même. Elle s'amusa avec la tête tranchée comme si elle n'avait pas conscience de ce que c'était. Kenryuu 'était effaré. Vu ce qu'elle venait de faire, quelles tortures allait-elle lui faire subir, étant donné qu'elle n'était pas contente de lui ? Déjà elle lui faisait la leçon. Kenryuu n'osait même pas lever les yeux vers elle. Ce qui ne l'empêchait pas de suivre tous ses faits et gestes. Visiblement, elle voulait lui montrer ce qu'il était advenu de Shigure. Elle l'avait trainé ici aussi ? Non, il ne voyait personne d'autres.
Soi fon se leva et alla quérir une lampe et revint vers lui. Elle s'installa auprès de Kenryuu. A quoi jouait-elle ? Il eut la réponse dès qu'il sentit une chaleur un peu trop proche de lui.

- Non....

avait-il dit d'une voix tremblotante avant de se mettre à hurler. LA folle était en train de soigner ses plaies avec les flammes ! LA douleur était horrible, indescriptible. Il aurait voulu mourir, mais cela ne s'arrêtait pas. Ce moment lui parut une éternité et lorsque cela cessa, Kenryuu sentait encore la plaie brûlée comme si le feu s'était ancré dans sa peau. Son visage était trempé de sueur. Pourquoi le soignait-elle ? Elle n'en avait pas fini...C'était cela le plus terrifiant. Elle considéra qu'il était guéri. il poussa un cri au moment où elle le souleva, le l'obligea à marcher en le tirant sans délicatesse vers le souterrain. Il souffrait à chaque pas. Il tentait de garder un tant soit peu de contenance, mais il n'y arrivait plus. Il poussait parfois malgré lui des gémissements de souffrance.


Arrivés dans le tunnel, Kenryuu distingua la silhouette de l'habitant des lieux. D'une voix faible, il murmura d'inquiétude.

- Konomaru-dono....

Shigure était dans un triste état. Soi fon lui avait brisé bras et jambes pour l'empêcher de s'enfuir; Chacun de ses membres formaient un angle étrange. Kenryuu fut forcé de s'accroupir aux côtés du noble. Si seulement il avait eu le courage de tuer Shigure de ses mains, il n'aurait pas souffert. Sentant la présence à ses côtés de Soi Fon, qui s'accroupissait à son tour, Kenryuu sentait des sueurs froides lui parcourir tout le corps. La voix glacée du capitaine Ushinawa n'y était pas étrangère. Elle avait l'intention de le faire participer à la mort lente de Shigure. Il voulut répondre : "il n'en ai pas question", mais les mots se turent et ne passèrent pas le seuil de sa gorge. Comment allait-elle faire ? Il refusait d'être complice.
Cependant, il n'avait plus assez de force pour résister physiquement, lorsque Soi Fon lui mit son sabre dans sa main, puis saisit le bras de Kenryuu pour l'obliger à dépecer Shigure. LE noble se mit à hurler. Kenryuu tremblait de la tête aux pieds, les yeux écarquillés de terreur.

- Pitié !!!!!! Soi-fon Dono, c'est inutile!!!!! Pitié !!! JE VOUS EN CONJURE !!!!!

Mais elle n'arrêtait pas, et la séance dura un long moment, les blessures en nombre apparaissaient, le sang se répandait, la peau disparaissait. Elle le forçait à l'écorcher. Les yeux de Kenryuu étaient inondés de larmes de terreur, de souffrance, d'horreur. Il ne pourrait jamais oublier ce qu'il venait de voir. Et de faire. Jamais.
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