Revenir en haut Aller en bas


Forum RP / Manga / Contemporain / Fantastique
 

Partagez | 
 

 Shihodo Yukimura

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Shihodo Yukimura   Mer 16 Mar - 1:21





Nom: Yukimura
Prénom: Shihodo
Age: Physiquement, on lui donne entre 18 et 20. En réalité, elle a dans les 130 ans.
Race: Shinigami
Faction: Résistante !

Description physique:

Shihodo n’est pas vilaine ; on pourrait même la qualifier de plutôt mignonne. Bien qu’elle ne soit pas une beauté aux jambes interminables et aux seins frisant l’indécence, il ne serait pas surprenant que son joli minois ait fait tourner déjà quelques têtes masculines… À condition qu’on le remarque. Car il faut le dire, la jeune fille a tendance à passer inaperçu. En premier lieu à cause de son petit gabarit ; sa taille est relativement petite, bien que respectable si l’on considère ses origines nippones, et sa corpulence très mince - voire même carrément maigrichonne. Bien entendu, Shihodo possède des mensurations en conséquence, plus ou moins enviables : une poitrine inexistante, mais un ventre plat et une taille et des hanches bien dessinées, bien qu’un peu maigrelettes. Ses jambes et ses bras, d’une longueur raisonnable, sont si fins qu’ils donnent l’impression qu’ils pourraient se briser au moindre choc. C’est d’ailleurs l’illusion que donne tout le corps de la jeune fille, qui ne possède pas un gramme de graisse superflue : frêle et fragile. D’autre part, elle prend un soin particulier à toujours couvrir ses épaules et son dos, qui sont couverts de blessures mal cicatrisées, souvenirs d’une grande chute lorsqu’elle était enfant.
Un peu plus haut, sur un cou de cygne, on peut trouver le visage rond au menton légèrement pointu de la jeune Shinigami. Là, c’est le moment où vous dites : « Ouah ! Qu’elle est belle ! Je me dois de me prosterner à ses pieds où de l’épouser sur-le-champ ! ».

Je rigole. Mais avouons que Shihodo n’est pas mal du tout : sa peau est imparfaite, certes, mais très pâle et douce, faisant la fierté de sa propriétaire, qui ne s’expose que peu au soleil. Bon, sa bouche fine et son petit nez droit, eux, ne sont pas laids, mais n’ont absolument rien d’extraordinaires. Ils sont là, point barre. En revanche, ses yeux sont jolis et surprenants à regarder : ronds et brillants, d’une chaude couleur noisette qui se rapproche parfois du rouge foncé. Ils sont surmontés de longs cils noirs, ainsi que de fins sourcils. Quand à ses cheveux, ils sont d’un noir profond, et ils ondulent avec légèreté autour de sa figure et sur ses épaules. Shihodo laisse généralement sa chevelure détachée, laissant ses mèches brunes désordonnées voleter au gré du vent, ce qui lui confère un aspect quelque peu sauvage. Mais lorsqu’elle fait un effort et dresse un minimum sa tignasse, elle peut parfois être confondue avec une demoiselle de la petite noblesse. Enfin ça reste tout de même rare, la jeune fille ayant tout de même moins d’allure que les nobles, étant originaire de Rukongai.

Habituellement, en dehors de son uniforme de Shinigami, Shihodo préfère les hakamas aux kimonos, et privilégie les couleurs vives et gaies. Il lui arrive très souvent de porter de hautes getas pour grappiller quelques centimètres et compenser sa petite taille. Elle aime porter son Zanpakutô en permanence sur elle, à son flan gauche.

Caractère :

À première vue, la jeune fille est très simple et enjouée. Du genre extraverti, elle n’hésite pas à aller vers les autres, peu importe la raison. Sa bonne humeur est très communicative et les gens, en général, apprécient sa compagnie - ou alors ne la supportent pas, c’est tout l’un ou tout l’autre. Elle aime être entourée, parler, profiter de chaque instant. Son tempérament toujours joyeux et rayonnant donne l’illusion qu’elle est imperméable aux soucis. Pourtant, quelle que soit la personne en face d’elle, Shihodo est capable de tout et n’importe quoi pour la dérider, ne supportant pas de voir un visage triste ou boudeur. Elle ne peut s’empêcher, lorsqu’elle croise quelqu’un qui a l’air déprimé, d’essayer de lui remonter le moral, avec plus ou moins d’habilité. N’étant pas franchement douée pour comprendre les sentiments d’autrui, elle se débrouille avec des paroles réconfortantes entre deux blagues idiotes pour redonner le sourire. D’ailleurs, elle est d’une franchise parfois déconcertante, et a horreur du mensonge. Selon elle, mieux vaut se taire plutôt que mentir.

Les gens ont tendance à penser d’elle qu’elle ne réfléchit jamais avant d’ouvrir la bouche et qu’elle doit être très naïve. Eh bien détrompez-vous, la jeune Shinigami est étonnamment perspicace et sait très bien cerner les gens ! Quand à sa langue qu’on lui reproche trop pendue, il est vrai que les conséquences de ses paroles lui importent peu, mais elle sait situer les limites à ne pas franchir… enfin, en général. Elle respecte ses supérieurs - et les autres aussi d’ailleurs, elle aime taquiner mais ne dépasse jamais le stade de boutade amicale et n’est pas du genre à se moquer où à critiquer. Hé oui, Shihodo est plus intelligente et compréhensive qu’on ne pourrait le croire.

Cependant, sous ses airs de fille simplette, épicurienne et joyeuse, la demoiselle cache en vérité l’aspect le plus fragile de sa personnalité. Si elle n’a aucun problème à aller vers les autres, à les faire parler d’eux, elle est très maladroite et timide lorsqu’il s’agit de ses propres sentiments. Elle est incapable de gérer ses émotions, et ne se confie même pas à ses plus proches amis. Aussi, elle garde tout au fond d’elle-même et se protège par des sourires confiants et une éternelle bonne humeur. Détourner la conversation lorsque celle-ci commence à dériver sur ce genre de sujet est un de ses points forts. Et, lorsque ses sentiments violents se fait un peu trop sentir, Shihodo disparaît. Elle s’isole, à l’écart des gens, pour laisser aller son trop-plein de peine ou de haine. On remarque d’ailleurs que bien qu’étant familière et affectueuse, la Shinigami n’est pas franchement démonstrative. Même si elle se montre amicale dès la première rencontre, il lui faut beaucoup de temps pour tisser un véritable lien avec quelqu’un. Mais une fois que vous avez gagné sa confiance, vous êtes sûr de pouvoir compter sur elle et sa fidélité.

Enfin, pour finir, Shihodo est une fille très têtue et impatiente - quand elle a quelque chose en tête, difficile de le lui enlever - et n’aime pas qu’on lui marche sur les pieds ou qu’on tente de l’influencer. Mais elle ne se met pas en colère pour autant et sait garder son calme dans ce genre de situation. De toute façon elle n’est pas rancunière pour un sou, ou alors pour les choses très graves.

Description des pouvoirs:

Le Zanpakutô de Shihodo a pour nom Sukairando, ce qui signifie "Ciel Terrestre". C'est un Daito, plutôt petit, fin et léger, facilement maniable. Sa garde a la forme d'un croissant de lune et la poignée est d'une couleur dorée sombre, recouverte d'un fil tissé rouge. Le fourreau est aussi de couleur dorée foncée, et Shihodo s'en sert pour parer les coups de sa main gauche, pouvant manier sa lame à une seule main. Dans son monde intérieur, Sukairando a l'apparence d'un jeune garçon de douze ou treize ans, à la peau mate, aux cheveux blancs légèrement bouclés, habillé d'un vêtement chinois rouge. Il possède une unique aile, de couleur blanche. Il est plus calme et réfléchit que sa propriétaire.

Shikai : Pour libérer son Zanpakutô, Shihodo doit effleurer la lame de sa main gauche en disant : "Prends ton envol et chute, Sukairando !". Ainsi, elle peut utiliser la capacité de son sabre qui est de manipuler la gravité grâce aux techniques suivantes :

Tsuchi Inu (Chien de la terre) : Shihodo peut alourdir ses ennemis pour les ralentir, son sabre pour décupler la puissance de ses coups (cependant son timing doit être parfait !) ou n'importe quel objet.

Tenkei Tori (Oiseau du Ciel) : Shihodo peut à présent alléger ce qu'elle désire, son ennemi, par exemple, pour diminuer la puissance des coups.

Shihodo ne peut pas, en revanche, modifier son propre poids. Elle doit toucher avec sa lame ce dont elle veut modifier la pesanteur, que ce soit un objet ou un être vivant - excepté Sukairando bien sûr. Elle ne maîtrise pas le bankai.
Son atout principal est sa vitesse, elle s'est donc longuement entraînée pour maîtriser le Shunpô à la perfection, ainsi que le Senka. En revanche, elle se montre peu douée pour le Kidô, bien qu'elle en maîtrise le minimum nécessaire.

Histoire:

Prologue


« Vous savez quoi ? Il paraît que Yukimura, elle peut voir les fantômes ! »

Shihodo, dès son plus jeune âge, avait su qu’elle était différente des autres. Dès son plus jeune âge, c’était un malaise constant qu’elle éprouvait en compagnie de ses semblables, et de sa propre famille. Était-ce dû à la tension qui avait toujours plané au sein de la maison où ils habitaient tous ? Pourquoi l’atmosphère était-elle si froide, chaque fois qu’ils se trouvaient tous dans la même pièce ?

Nous sommes en 1863, au début de l’ère Meiji, période historique où le Japon commence à s’ouvrir au monde extérieur, à se moderniser. Mais ce fut aussi un temps de crise, de nostalgie et surtout, de révolution : le système féodal et la classe guerrière des samouraïs furent abolis.
Hayate Yukimura était un samouraï qui se vit contraint de se reconvertir. Il s’était déjà marié, des années plus tôt, et avait eu un fils prénommé Tokusa. Malheureusement son épouse fut emportée par la maladie et il avait par la suite épousé Tsugumi Mitsu, héritière d’un ryokan, avec qui il eut une fille.

Nous sommes en 1863, au début de l’ère Meiji, et Shihodo Yukimura vient de voir le jour.

Chapitre Premier


Shihodo naquit un 6 février pluvieux mais ensoleillé, entourée par sa mère Tsugumi, son père Hayate et son demi-frère aîné, Tokusa.

Les premières années de sa vie furent, comme celles de tout jeune enfant, innocentes et heureuses. Elle était trop jeune pour être inquiétée de la crise politique et financière que subissait son pays. Elle vivait à la campagne, le ryokan étant situé dans un petit village, à dix minutes à pieds de Satsuma, la grande ville la plus proche. C’était une enfant extravertie et curieuse, et sa mère devait constamment lui courir après afin de l’empêcher de faire une quelconque bêtise. Les clients de ses parents l’adoraient, la gâtaient et lui attribuaient divers surnoms amicaux. Alors elle paradait, plus fière qu’une princesse, et espiègle comme un gamin des rues. En revanche, Hayate était un père souvent absent, et qui lui accordait peu de temps, mais la présence de Tsugumi et des clients qui la choyaient était largement suffisante à son bonheur. Son frère non plus n’était pas souvent présent. Lorsqu’elle le voyait, elle avait tendance à lui sauter dessus, réclamant du temps pour jouer et des câlins. Mais il y avait une trop grande différence d’âge entre eux, quasiment dix ans. Alors le jeune garçon n’avait que faire d’une gamine gâtée et bruyante, et il la rejetait purement et simplement.

Ce fut lorsqu’elle atteignit l’âge de six ans que Shihodo commença à voir ce que les autres ne voyaient pas. Des gens, un peu flous, qui lui tournaient autour. Dans sa naïveté enfantine, elle les prenait pour des clients de ses parents, ces gens qui la chouchoutaient comme si elle était une princesse. Alors elle leur parlait, joyeusement, naturellement. Et plus elle leur parlait, plus elle leur accordait son attention, plus il y en avait.
Tsugumi ne s’inquiéta pas tout de suite du comportement de sa fille. Les enfants de cet âge avaient des jeux étranges parfois ; et Shihodo, devant jouer toute seule, s’inventait probablement des amis imaginaires. Mais au fil du temps, voyant que la fillette ne jouait pas, conversait librement toute seule comme si elle avait quelqu’un en face d’elle, elle finit par se poser des questions. Elle interrogea l’enfant de diverses manières, mais elle obtint toujours la même réponse :

« Mais maman je fais comme d’habitude ! Je joue avec les clients, je fais rien de mal. »

Très vite vint le temps où Shihodo se mit à rencontrer les autres enfants du village et à jouer avec eux. Passant la majeure partie de son temps à l’extérieur, avec ses amis, à pêcher dans l’étang où à construire des cabanes dans les arbres, elle ne prêtait plus autant d’attention aux fantômes qui l’approchaient. Aussi, leur nombre finit par diminuer, et Tsugumi fut rassurée de voir que sa fille ne parlait plus toute seule. Elle oublia bien vite cette histoire et l’inquiétude qu’elle avait manifesté, mais la fillette n’avait pas pour autant cessé de voir les esprits. Il lui arrivait encore, de temps en temps, de discuter avec eux, avec candeur et insouciance. Un peu trop d’ailleurs, car ces étranges dialogues furent remarqués par certains de ses camarades. Très vite, les rumeurs se mirent à circuler :

« Vous savez quoi ? Il paraît que Yukimura, elle peut voir les fantômes ! »

Et, tout aussi vite, les autres enfants manifestèrent une certaine répulsion à l’idée de jouer avec Shihodo. Cette dernière s’étonnait de cette soudaine distance entre ses anciens amis et elle, mais chaque fois qu’elle essayait de comprendre, ces derniers lui répondaient :

« C’est pas normal ce que tu vois ! On aime pas ça ! Tu portes malheur ! »

En peu de temps, les simples rumeurs sur la fillette et sa capacité à voir les esprits prirent beaucoup plus d’ampleur. Plus grave que le comportement des enfants, leurs parents se mirent à mépriser Shihodo. Non pas parce qu’ils considéraient qu’elle portait malheur, mais pour la simple raison qu’elle passait, à leurs yeux, pour une menteuse invétérée.

« Elle dit voir des choses que les autres ne voient pas. Quelle honte ! Ses parents ne lui ont pas apprit à ne pas mentir ?! »

Aussi, Shihodo prit la décision d’ignorer les fantômes, de les rayer de sa vie. Ils étaient là. Mais ils n’existaient plus. Mais malgré cela, jamais l’opinion sur elle ne s’améliora. Elle était « la fille qui voyait les fantômes ».

Chapitre Second


« Tokusa, où tu vas ? »

Le jeune homme se retourna et considéra sa sœur cadette d’un œil indifférent. Il soupira de lassitude avant de répondre avec froideur :

« Si on te le demande, tu diras que tu sais pas. »

Cette scène était récurrente, dans le ryokan Yukimura. Shihodo entendait son demi-frère se lever en plein milieu de la nuit. Il s’habillait en silence, puis s’introduisait dans la salle d’entraînement que leur père avait aménagée, où il s’emparait du meilleur sabre, l’héritage familial des Yukimura depuis des générations. Et il s’en allait, sans rien dire à personne.
La première fois qu’il avait surpris sa sœur en train de l’observer, Tokusa s’était mis en colère, lui avait reproché son indiscrétion. Il en avait d’ailleurs profité pour enfoncer le clou sur sa différence :

« Tu fais honte à notre famille, avec tes bizarreries ! Les gens nous fuient à cause de toi ! Tu nous déshonores ! »

La fillette avait alors fondu en larmes et son frère s’était précipité sur elle pour la bercer, la prier de lui pardonner, rongé de culpabilité.
C’était une personne bizarre. Généralement, il se montrait froid, distant envers Tsugumi et Shihodo. Il n’avait pas de sentiment pour sa belle-mère, et il ne partageait pas les idées politiques de son père avec qui il se disputait souvent. La famille était plus ou moins habituée aux accès de colère de l’un ou de l’autre. Hayate et sa femme disait à leur fille que son frère était un voyou qui tournerait sans aucun doute très mal. Pourtant, lorsque la cadette revenait en larmes à cause des méchancetés qu’on lui disait dans la rue, ou qu’elle se sentait mal, il était toujours là pour la rassurer, maladroitement, avec une dureté qui dissimulait sans doute un peu d’affection. Alors, elle aimait bien son frère, même si elle ne le comprenait pas.

Shihodo finit toutefois par comprendre pourquoi Tokusa s’absentait certaines nuit, armé. Pourquoi il passait son temps à se quereller avec leur père. Elle l’apprit, malheureusement, à ses dépens.

Un soir où, une fois de plus, le jeune homme se fit surprendre par sa demi-sœur en train de faire le mur, il lui dit :

« Shihodo, qu’est-ce que tu aimes le plus au monde ? »

Celle-ci, qui allait bientôt avoir 14 ans, lui répondit, étonnée :

« Otô-san, Oka-san et Tokusa Onii-san, pourquoi ?

-C’est vraiment ce que tu penses ?

-Bien sûr. »

Son frère avait alors dénoué le tissu qui était enroulé autour de la poignée de son sabre et le lui avait tendu :

« Alors je te donne ça. Je vais partir quelques temps. Tu ne dois pas dire à personne que tu m’as vu cette nuit. Et quand je reviendrais, tu me le rendras, d’accord ? »

Sans vraiment comprendre, Shihodo avait accepté. Et son frère était parti. Sans un mot de plus.

Deux semaines plus tard, une rébellion éclata à Satsuma, très près du village où elle vivait avec ses parents, qui ne comprenait pas où était passé le fils Yukimura. C’était une révolte des samouraïs dépouillés de leurs droits contre l’armée impériale.
La jeune fille apprit alors de la bouche de son père que c’était sûrement à cause de cela que Tokusa était parti. Il n’avait jamais pu accepter les initiatives du gouvernement, lui qui rêvait d’être un grand samouraï comme son père.

Shihodo, qui avait eu vent de la violence des batailles à Satsuma, était morte d’angoisse pour son frère aîné. Elle échappa à la surveillance de ses parents et, sans réfléchir, courut jusqu’à la ville, dans l’espoir insensé de retrouver Tokusa et de le ramener à la maison avant qu’il ne soit trop tard.

Il suffit d’une balle perdue. Que voulez-vous, une enfant de quatorze ans sur un champ de bataille… Elle n’y était pas depuis une dizaine de minute qu’une seule balle perdue lui transperça la poitrine. Et Shihodo Yukimura mourut, en janvier 1877.

Chapitre Trois


En plein milieu de la bataille, tout ce que l’adolescente voyait, c’était son corps, par terre, ensanglanté, un trou en pleine poitrine. Poitrine à laquelle était attaché une chaîne qui la reliait à… sa poitrine.

« C’est quoi ça ? »

C’était douloureux. Shihodo tira dessus, et la chaîne se brisa avec un craquement sec. Un frisson glacé lui lécha l’échine :

« Je suis morte ?

-En effet. »

Elle leva les yeux et croisa le regard d’un homme nonchalant habillé d’un kimono noir et pointant un sabre vers elle. Son corps - ou plutôt son âme - eut le réflexe de reculer.

« Ne t’en fais pas, petite. Je suis un Shinigami, je vais t’envoyer au Soul Society. C’est un endroit paisible où vont les âmes après leur mort, la rassura-t-il. Tu as de la chance que je sois là, toi, au moins tu ne risques pas de finir transformée en Hollow !

Shinigami ? Soul Society ? Hollow ? La jeune fille ne comprenait rien de ce que racontait cet homme.

« Tu as peur ? Non, je ne pense pas. Tu as des parents ? Demanda-t-il et voyant Shihodo hocher la tête, il continua : Ah, c’est triste. Désolé, petite, mais ce n’est pas possible de revenir en arrière. Allez, du courage. »

Le menton de l'adolescente trembla. Ses yeux se baissèrent et rencontrèrent le tissu qui enveloppait le sabre de sa famille, et que son frère lui avait remis.

« Est ce que je peux le prendre ? demanda-t-elle.

-Eh bien... hésita l'homme. C'est pas que je veux pas, mais on ne peut rien emporter lorsqu'on va au Soul Society... C'est comme ça. Désolé.

-Mais je dois le rendre ! protesta Shihodo. Je l'ai promis !

-Désolé, répéta l'homme. Ce n'est pas possible. Je vais procéder à l'enterrement de l'âme, OK ? »

Elle ne savait pas ce que c’était, mais avant d’attendre une quelconque réaction de sa part, le Shinigami appuya le bout de la poignée de son sabre sur son front. Une étrange lueur douce l’enveloppa.

« Allez, à plus, petite, sois heureuse dans l’au-delà. »

Lorsqu’elle se réveilla un peu plus tard, Shihodo se trouvait dans une foule de monde habillés de kimonos blancs, où on lui donna un ticket et on la guida dans une sorte de village où un couple l’accueillit. On lui expliqua brièvement qu’il s’agissait de sa nouvelle famille, composée de Takashi Kurenai, un homme d’une quarantaine d’année, Shizuko Terashima, une femme entre deux âges qui avait toutefois gardé une certaine beauté, et Umi Hanabi, une fillette de dix ans.
Les premières semaines furent très difficiles. La jeune fille avait du mal à se faire à sa nouvelle famille, et ses nuits étaient peuplées de cauchemars où elle regrettait encore et encore sa mort stupide, ses parents qui devaient être fous de douleur, son frère qu’elle n’avait pas pu sauver et la promesse qu'elle ne pourrait pas tenir. Puis, au fil du temps, elle s’y fit. Elle se trouvait dans le 22ème district de Rukongai, un quartier plutôt bien peuplé et sympathique. Ici, on ne lui reprochait pas sa faculté à voir les fantômes, étant donné qu’il ne s’agissait que d’âmes !
Peu à peu, Shihodo s’attacha à ses nouveaux parents, et à sa nouvelle petite sœur, Umi. Elle devint son amie, sa confidente, à qui elle raconta sa vie, sa mort, son frère qu’elle désirait retrouver et le tissu qu’elle avait promis de rendre mais qu'elle avait dû abandonner.

« Si tu veux retrouver ton frère, pourquoi tu n’essayes pas de devenir Shinigami ? lui conseilla Umi.

-Shinigami ? Comme ceux qui nous envoient ici ? S’étonna Shihodo.

-Oui, ils combattent les monstres que deviennent les âmes égarées, précisa sa petite sœur. J’aimerais bien en devenir une, moi aussi ! Ils sont tellement forts et ils ont pleins de privilèges ! »

L’adolescente réfléchit. On lui avait déjà dit que si elle pouvait voir les fantômes durant sa vie, c’était sans doute grâce à une force spirituelle élevée. Pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Si ça lui permettait en plus de savoir ce qui était arrivé à son frère…

« Oui, c’est une bonne idée. »

Chapitre Final


Dès lors, Shihodo décida d’intégrer l’école des apprentis Shinigami. Elle s’entraînait dur avec Takashi, qui lui enseignait l’art de l’épée et les arts martiaux. Elle se montra plus douée dans ces domaines que Umi, qui, elle, bien qu’ayant un niveau médiocre avec un sabre, excellait en nécromancie.
Elle se démena durant plusieurs années pour avoir un niveau conséquent et entrer à l’école, ce à quoi elle parvint après de nombreux efforts.

Ce fut les années où la jeune fille s’épanouit. Rencontrer des adolescents comme elle, qui partageaient les mêmes rêves, les mêmes idéaux, cela la fit beaucoup grandir et mûrir. Elle s’ouvrit aux autres et affirma son caractère extraverti et amical. L’entraînement et les cours étaient difficiles, mais sa nature volontaire la poussait à se dépasser, et cela lui plaisait. Les années passèrent à une vitesse folle ; si elle ne vieillissait qu’à un rythme très lent, comme toutes les âmes, le monde réel continuait d’évoluer.

Bien vite, ses efforts et ses sacrifices payèrent, et son niveau lui permit d’entrer dans une des 13 divisions de la cour, à son plus grand bonheur. Si elle désirait toujours retrouver son frère et ses parents biologiques, Shihodo désirait aussi se battre contre les Hollows, protéger les âmes comme on l’avait fait pour elle.

Seulement, tout changea après l’invasion des âmes errantes. Tout alla très vite ; la trahison des capitaines, les longues batailles, les périodes d’angoisses si éprouvantes…
Et lorsque ce fut enfin finit, comme si cela ne suffisait pas, il y eu cette étrange « maladie » qui infecta des capitaines et d’autres Shinigamis… Sans hésiter, pourtant, Shihodo se joignit à la résistance. Elle ne pouvait concevoir que ces capitaines qu’elle admirait et respectait tant puissent changer de la sorte.


Prénom ( facultatif ): Aha, vous aimeriez le savoir !

Age: 16 ans

Expérience Rp: Je RP depuis à présent 5 ans

Comment avez vous connu le forum: Par un Topsite

Code du règlement: VALIDEE PAR YUI




Dernière édition par Shihodo Yukimura le Jeu 17 Mar - 22:24, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Jeu 17 Mar - 2:49

Bijour et bienvenu parmi nous! ^^ Normalement, tu devrais t'y plaire....sinon, c'est pas normal! Xd


Bon, sinon, concernant cette fiche, cela me parait être dans l'ensemble tout à fait convenable. Bonne prose, pas de fautes qui sautent aux yeux ou autre, cela promet! ^^


Mais, car il y a toujours des mais (surtout avec n pinailleur comme moi Xd), quelques petites choses à rectifier dans tout cela.

Rapidement concernant l'histoire, une seule petite incohérence, le tissu remis par son frère que Shihodo conserve même dans sa forme d'âme à la Soul Society. Etant un objet matériel du monde humain, elle ne peut logiquement pas l'avoir amené avec elle à sa mort! ^^

Ensuite, concernant le caractère, deux caractéristiques se contredisent. "N’étant pas franchement douée pour comprendre les sentiments d’autrui" et "et sait très bien cerner les gens". Piti problème à mon sens! ^^

Et pour finir le pouvoir de ton zanpa! Déjà, je pense que la dernière technique, Tsubasa, est en trop. Ton zanpa a majoritairement un pouvoir que l'on pourrait grossièrement dire spécial. Pas offensif mais un pouvoir agissant de façon particulière sur autrui. Hors, te donner en plus un pouvoir offensif commencerait à faire beaucoup. Pour te donner un exemple, Wabisuke fait seulement grandir le poids d'un objet, il n'a pas d'attaque spéciale en plus de cela. Au contraire, un zanpa offensif comme celui d'Ichigo forme une attaque mais rien d'autre, pas de pouvoir particulier agissant sur l'adversaire ou soit. J'espère que tu vois ce que je veux dire, on préfère ici eviter que les gens se retrouvent avec trop de pouvoirs d'un coté comme de l'autre, histoire de donner plus de chalenge et de réalisme à tout cela! ^^

Par contre, j'aurais besoin d'une précision concernant le fonctionnement des deux autres techniques. Car tu nous dit que c'est un arc de cercle, horizontal ou vertical, qui alourdi ou allège la cible. Tu nous parles ensuite de timing scrupuleux à respecter. Du coup comment ca marche, ton arc de cercle doit toucher la cible pour l'affecter? Quelle portée à cet arc de cercle? De quel timing il s'agit? J'attend d'en savoir plus! ^^


Mais en tout cas, une fois ces quelques petites choses réglées, ta présentation devrait être tout à fait bonne pour moi! ^^


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Jeu 17 Mar - 13:06

Permettons moi d'intervenir

Tout d'abord bienvenue, sabre intéressant que voilà. Ensuite, Starrk, je vais essayer d'expliquer selon ce que j'ai compris.

L'arc de cercle, a je pense, pas besoin de toucher la cible. Un peu comme l'autre tache de Tosen qui déclencherait son bankai dans son coin. Bankai qui finit par englober un gros rayon autour de lui.

Pour la portée, je ne peux te répondre, il faudra demander à l'intéressée

Quand au timing dont elle parle, c'est si elle souhaite faire plus de mal avec son propre sabre. Son sabre joue sur la gravité des choses, donc en quelques sortes leur poids et leur attraction à la terre (grâce à des facilités scénaristiques que l'on doit à Bleach). Donc si elle alourdit par exemple un objet comme son sabre, elle aura besoin de moins de force pour le faire s'abattre avec fracas sur quelque chose comme le crâne de son ennemi ou un caillou, ça dépend des gens. Mais évidement, qui dit plus lourd, dit plus lourd. Donc nécessité de plus de force pour le porter, le soulever et le manipuler. C'est là qu'entre en compte la notion de timing. Sans changer la force de son personnage, elle doit alourdir l'arme au bon moment pour ne bénéficier que du fracas et non devoir se coltiner une arme de 30 kg à soulever péniblement au dessus de sa tête. Tu vois l'esprit? Sauf si je me trompe évidement. Faut me reprendre en ce cas.

Sinon, ceux qui auraient des choses à redire concernant mes post et bien je les invite à ne pas le faire, et tout simplement se taire et observer, silencieusement, le mouvement du monde.

PS: Ma petite session d'exam se finit cet aprèm, je vais pouvoir reprendre ma fiche.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Jeu 17 Mar - 21:49

Bonjour et bienvenue sur le forum !
C'est une superbe fiche que voila, je me suis régalée à lire l'histoire !
Je n'ai rien à ajouter par rapport à Starky. Tsubasa est effectivement en trop pour un shikai, mais cela peut être une ébauche d'un futur bankai, pourquoi pas !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Jeu 17 Mar - 22:10

Avant tout je vous remercie de cet accueil et de l'intérêt que vous portez à ma fiche ! Les critiques font progresser et je trouve les votres très judicieuses. ^^

Tout d'abord le tissus. En effet, je n'avais pas pensé au fait que c'était un objet matériel... Je vais devoir rectifier ça.

Ensuite il y a le caractère... En fait je voulais dire que même si elle a la capacité émotionnelle d'une petite cuillère (du genre à réconforter en disant : "tu pleures ? Bah tu feras moins pipi !") elle peut facilement savoir si la personne en face d'elle est animée de mauvaises intentions ou si au contraire elle est sincère... Enfin j'espère que vous voyez ce que je veux dire ^^'

Pour finir, il y a le Shikai... Problématique. Disons que c'est parce que c'est mon premier RPG Bleach, d'accord ? XD Pour le timing, Karyudo a fait une analyse très juste. Mais je suis d'accord avec vous, après réflexion, Tsubasa est en trop. Je vais essayer de rendre tout ça un peu plus cohérent. ^^
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Jeu 17 Mar - 23:26

Bon, hé bien, tout cela me semble parfait! ^^

Tu as tout modifié comme il fallait. En particulier le pouvoir de ton zanpakuto, qui est très bien à présent. Le fait de devoir toucher la cible de l'allègement/alourdissement ne le rend pas surpuissant, donc ça va tout à fait! ^^

Donc tu as déjà ma validation, il ne te manquera plus qu'une seconde pour pouvoir jouer! Wink
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Ven 18 Mar - 10:33

Seconde validation ! Bienvenue dans la résistance !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   Ven 18 Mar - 12:00

Merci beaucoup ! =D
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Shihodo Yukimura   

Revenir en haut Aller en bas
 
Shihodo Yukimura
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Yukimura Sanada est là
» Le Général Yukimura Sanada et l'ex lieutenante Erza Scarlett
» La série, les acteurs, les saisons
» Shihodo demande de l'aide à vos talents.
» Saison 4 - Infos

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Complexe Hinata :: Complexe Hinata :: Premier étage :: Salle de musculation-